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Egypte : l'opposition ne désarme pas


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Egypte : l'opposition ne désarme pas

Malgré le calme relatif qui semblait règner ce matin place Tahrir au Caire, la tension est toujours à son comble en Egypte.

En cause bien sûr, le décret du 22 novembre qui octroie les pleins pouvoirs au président islamiste et a été la cause de la profonde crise politique dans laquelle le pays est plongé.

Depuis plus de 2 semaines, un village de tentes a été érigé par les opposants au président Mohamed Morsi.

“On a besoin de stabilité. Les gens rationnels et capables de civilité devraient s’asseoir autour de la même table, discuter de ce qui est bon pour le peuple et l’appliquer. Chacun doit oeuvrer au bien de notre pays. Il faut mettre ces histoires de religion et de charia de côté, nous sommes tous musulmans et croyons en Dieu, nous ne sommes pas des mécréants, lance un manifestant.”

Fait inédit, le palais présidentiel situé dans la périphérie du Caire a fait hier soir l’objet d’un véritable siège, forçant le président Morsi à le quitter pendant de nombreuses heures. Incapable de faire face aux opposants venus en nombre – et dont une partie a passé la nuit sur place – la police anti-émeute a été forcée de battre retraite.

Ett la cris est telle que même la presse finit par sortir de sa réserve. Plusieurs télévisions privées organisent aujourd’hui une opération “écran noir”, grève symbolique de plusieurs heures pour
dénoncer le projet de Constitution adopté par l’Assemblée à majoritaire islamiste, un projet qualifié de “menace” pour la liberté d’expression.

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