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Amendes records pour HSBC et SCB

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Amendes records pour HSBC et SCB

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Les deux banques britanniques ont trouvé un accord avec les autorités financières des Etats-Unis. Ce mardi, HSBC s’est résolue à payer un montant record de 1,5 milliard d’euros pour mettre fin aux poursuites dans une affaire de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. De son côté, SCB, cinquième banque du Royaume-Uni, va débourser 516 millions d’euros. Cette somme comprend les 252 millions qu’elle doit déjà payer au fisc et à la Banque centrale américaine. Le reste doit revenir à un régulateur financier de l’Etat de New York.

En juillet dernier, un rapport du Sénat américain avait souligné “de graves carences” dans la politique anti-blanchiment de HSBC. Des faits reconnus par les responsables de la banque qui n’avait pas hésité à parler de défaillances et présenté leurs excuses publiques. Quant à SCB, elle est accusée de “laisser le système américain vulnérable aux terroristes, aux trafiquants d’armes et de drogue et aux régimes corrompus.

En six ans, douze milliards d’euros auraient transité entre HSBC et l’Iran. Sa filiale mexicaine est soupçonnée d’avoir transféré cinq milliards d’euros.
Standard Chartered Bank, elle, aurait dissimulé 192 milliards d’euros de transactions avec la république islamique ainsi que d’autre opérations avec la Lybie, la Birmanie et le Soudan. De son côté, HSBC avait récemment augmenté ses provisions de plus d’un milliard d’euros pour couvrir d‘éventuelles pénalités financières.
En outre, un audit indépendant devra désormais vérifier la bonne mise en oeuvre des engagements de la banque pour les cinq prochaines années.

“En effet, c’est une somme très importante qui représente un quart des bénéfices réalisés par HSBC. Pour récupérer cet argent, ils vont devoir réduire leurs dividendes et diminuer leurs coûts. Mais ça ne paralysera pas la banque”, explique Francis Lun, un expert financier basé à Hong Kong.

De son côté, Standard Chartered Bank pourra continuer ses activités dans l’Etat de New York mais reste sous étroite surveillance des autorités américaines.
“Je pense qu’ils s’en sortiront financièrement, explique Alastair Mc Caige, analyste financier. “En revanche, ils mettront beaucoup de temps à retrouver leur réputation d’antan.”

Toutefois, les deux banques ne sont pas totalement sorties d’affaires. Le département américain de la Justice se réserve le droit de reprendre les poursuites pénales en cas de nouvelle infraction.