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La souffrance des femmes afghanes perdure, selon l'ONU


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La souffrance des femmes afghanes perdure, selon l'ONU

Lapidations, exécutions sommaires ou sévices corporels en tous genres : des images d’une brutalité inouïe qui illustrent le degré de violence auxquelles les femmes continuent de faire face en Afghanistan.

Un rapport de l’ONU publié ce mardi note bien une amélioration en matière de droits, mais déplore dans le même temps que la loi sur l‘Élimination de la violence contre les femmes ne soit pas appliquée plus largement.

Selon Georgette Gagnon, responsable de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua), il reste encore un long chemin à parcourir.

“Il est important de noter que les cas de violence contre les femmes restent largement sous-déclarées en raison de contraintes culturelles, de normes sociales et de tabous, des pratiques coutumières quand on évoque la discrimination contre les femmes. L’insécurité persistante et l’absence d‘état de droit ont entravé l’accès des femmes aux institutions judiciaires.”

Votée il y a 3 ans, la loi déclare criminels le viol, les mariages et autres immolations sous la contrainte, et tout acte de violence à l’encontre des femmes.

“Les violences contre les femmes ne cessent d’augmenter. Dans les provinces reculées, certaines femmes n’hésitent pas à s’immoler par le feu. Si rien n’est fait pour elles, je crois bien que leur situation finira par s’aggraver dans les années à venir, regrette Rahima, habitante de Kaboul.”

“J’espère que la communauté internationale prend au sérieux la situation des femmes. Nous essayons d’apporter une éducation à celles qui vivaient jusque-là cloîtrées chez elles. Et j’espère qu’on pourra venir en aide aux autres, toujours retenues de force par leurs propres familles, confesse Masooda, enseignante à Kaboul.”

Plus soucieux de faire avancer les négociations avec les talibans, le gouvernement Karzaï est sévèrement montré du doigt par ce rapport.

La Manua redoute par ailleurs que le sort des femmes afghanes n’en vienne à s’aggraver après le départ des derniers militaires de l’Otan fin 2014.

Farouk Atig, avec agences.

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