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Monti tente de rassurer les marchés, Berlusconi se pose en victime

Malgré les coups de théâtre et les tourmentes financières, Mario Monti avait plutôt le sourire hier à Oslo où il a assisté à la remise du Prix Nobel de la Paix à l’Union européenne.

Interrogé sur son avenir après sa prochaine démission, le président du Conseil italien ne s’est pas prononcé. Il a tenu à rassurer les bourses. Le travail de réformes ne s’arrêtera pas selon lui : “Je suis très confiant. Lorsque les élections italiennes auront lieu, on verra alors tout ce qu’a fait ce gouvernement qui selon moi à été porteur d’une responsabilité élevée vis-à-vis de l’Union européenne”.

Alors que certains prêtent à Mario Monti l’intention d’entrer dans l’arène électorale ou des vues sur la présidence de la République, son bourreau, Silvio Berlusconi préfère lui fanfaronner. Il Cavaliere affirme ne pas avoir peur de son successeur même si les sondages lui président pour l’instant une sacrée débâcle. “Tous les marchés souffrent à cause de la situation actuelle. Nous devons changer de politique, nous ne pouvons pas continuer avec cette politique germano-centriste adoptée par ce gouvernement de techniciens”.

Désigné il y a peu comme le porte-drapeau du Parti Démocrate pour les prochaines élections, Pier Luigi Bersani veut préserver toutes ses chances et il conseille à Mario Monti de rester en dehors de la bataille. Peut-être pour mieux lui offrir le portefeuille de l’Economie ou son soutien pour le Quirinal, l’Elysée italien.

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