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Syrie : Atmeh, camp de la honte

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Syrie : Atmeh, camp de la honte

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Scène de la vie ordinaire dans le camp d’Atmeh, au Nord de la Syrie.

Le froid s’installe et l’hiver arrive à grands pas mais les conditions de vie ne cessent de se détériorer : hommes, femmes, et enfants se battent sans distinction d‘âge ni de sexe pour obtenir une couverture.

Fuyant la guerre civile, plus de 13.000 déplacés ont trouvé refuge ici depuis la création du camp il y a 4 mois.

“La vie est difficile ici. Il y a la pluie, et puis on vit dans des tentes, il n’y pas de chauffage et peu de nourriture. On a pas l’eau courante non plus. C’est tout simplement insupportable, confesse Mariam, en provenance de Kafr Awaid.”

Bloqués à la frontière, dans des conditions épouvantables, nombre d’entre eux ont perdu des êtres chers. Certains ont été témoins de faits atroces ou ont tout simplement été forcés à fuir.

“On était à l’intérieur de notre maison au moment où ils nous ont largué une bombe dessus. La maison a explosé et on a dû partir, raconte Abdullah, de Hama.”

Atmeh, l’un des nombreux camps de la honte plantés le long de la frontière avec la Turquie, est déserté par les grandes ONG et les agences de l’ONU.

Seul moyen de subsistance : l’aide, bien insuffisante, apportée par des ONG turques comme le croissant rouge.