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Des encadrements alternatifs pour les orphelins
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Pour la plupart des orphelins, les perspectives d’avenir sont plutôt sombres. Et ce n’est pas évident pour un orphelinat ou une école de remplacer une famille. Mais des projets sont développés à travers le monde pour apporter des solutions à ces enfants privés de leurs parents.

En Russie, certaines personnes essayent de développer un réseau de familles d’accueil, capables d’apporter l‘éducation et l’environnement familial dont les enfants ont besoin. Cela fait deux ans que Danila et sa grande soeur ont une nouvelle famille. Alcooliques, leurs parents génitaux se sont vu retirer leurs droits parentaux. Roman et Aleksandra, leurs nouvelle famille, sont professeurs au sein de la communauté thérapeutique de Kitezh. Ce couple est arrivé dans la communauté de Kitezh il y a quatre ans, en abandonnant leurs carrières. Ils ont fait ce choix car ils ont réalisé qu’ici, ils pouvaient offrir une vie meilleure aux orphelins.

Dans cette communauté, les parents sont aussi les professeurs. Ainsi, les problèmes sont envisagés de manière globale. Avec leurs parents, les enfants travaillent à la ferme, et construisent leurs propres maison dans le jardin. Cela fait parti intégrante de la méthode thérapeutique développée par Dmitry Morozov, le fondateur de cette communauté. Il s’est installé ici, dans les bois de la région de Kaluga, il y a 20 ans, avec très peu de connaissances pratiques, mais guidé par une idée forte: “C’est un art de vivre, pas seulement une éducation: nous vivons ici, ce sont nos enfants adoptifs, c’est notre école, notre champs, notre jardin, tout cela bâtit à la force de nos bras, nous avons construit nos maisons, planté des arbres”. Plus de 90 enfants sont passés par la communauté de Kitezh au cours de ces vingt dernières années. Même adultes, ils ne sont jamais livrés à eux même. La communauté prend en charge leur logement en ville et les aident à préparer leurs examens lorsqu’ils entrent à l’université. Un futur inenvisageable pour des centaines de milliers d’orphelins et d’enfants abandonnés en Russie.

Plus au Nord de la planète, se trouve le foyer pour enfants d’Uummannaq. Dans cette petite communauté isolée du Groenland, les enfants ont des tuteurs plutôt originaux: des ours polaires, des chasseurs de phoques et des artistes volontaires venus du monde entier. Les parents de ces enfants sont soit décédés, soit écartés pour cause de violences. Et pourtant, il est difficile de trouver plus d’enthousiasme et de créativité que chez ces enfants… Ann Andreasen, la directrice du foyer d’Uummannaq, explique leur démarche: “Nous utilisons le sport, l’art, la musique, les films, la danse, pour que les enfants apprennent à s’exprimer d’une autre manière. Nous ne pouvons pas effacer leur douleur. Mais nous pouvons leur apprendre à vivre avec, leur apprendre à s’exprimer à travers d’autres moyens.”

Le film “Inuk”, qui retrace leur histoire et dans lequel certains ont joué, représente le Groenland pour l’attribution du meilleur film étranger aux Oscar 2013. Récemment, les enfants ont été invité pour jouer au Smithsonian Institute à Washington, l’occasion pour eux de visiter New York. Mais la culture Inuit, c’est surtout la vie sur la glace, la chasse et le chien de traineau. Pour Ole Jorgen Hammeken, explorateur polaire, acteur et éducateur, les enfants sont très solides: “Les enfants doivent s’adapter à des situations où ils doivent parfois dormir sous de petites tentes. Pour certains, c’est assez dur au début, mais ils s’adaptent très vite”. Trente quatre enfants de 0 à 23 ans vivent actuellement au foyer d’Uummannaq. Ils mangent, dorment et étudient ensemble au foyer. En 1997, cet établissement d’Uummannaq a commencé à utiliser la musique comme moyen thérapeutique et éducatif. Jonna Faero enseigne la musique des îles Feroé: “Personne ne s’attendait à entendre tant de musique dans un foyer. Il y avait un vieux piano, alors on s’est lancé. Et aujourd’hui, tout le monde joue! La musique s’est installée dans la maison!”

Pour l’Unicef, un orphelin est un enfant dont l’un ou les deux parents sont décédés. Selon cette définition, on comptait en 2005 plus de 132 millions d’orphelins en Afrique sub-saharienne, en Asie, en Amérique latine et dans les caraïbes.

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