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Un anniversaire bien amer en Tunisie

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Un anniversaire bien amer en Tunisie

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La Révolution avait commencé il y a deux ans avec l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid, un évènement qui avait été le déclencheur de la révolte populaire qui a conduit à la chute de Ben Ali.

Le président tunisien Moncef Marzouki : “J’entends la colère de certains, elle est compréhensible car tous les objecifs de la Révolution, comme la punition des corrompus de l’ancien régime n’ont pas été atteints. Mais la révolution n’est pas un simple bouton qui nous permet de passer des ténèbres à la lumière”.

Des mots qui n’ont pas suffi à calmer la foule réunie pour ce second anniversaire. Le chef de l’Etat et le président du parlement, qui l’accompagnait, ont essuyé des jets de pierre.

“Rien n’a changé ici, il n’y a aucun développement, aucun emploi”.

La région de Sidi Bouzid est loin de tout et reste sinistrée économiquement.

En un an, les investissements s’y sont effondrés et le chômage a explosé. Au niveau national, près d’une personne sur cinq est sans emploi.

Le parti islamiste Ennahda n’a pas rempli les nombreuses attentes des Tunisiens, depuis ce 14 janvier 2011 quand le président Ben Ali fut renversé.

Depuis, régulièrement, des émeutes violentes ont lieu – la Tunisie ne connaît toujours pas le repos.