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Un fossé grandissant entre les générations ?
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Si des histoires familiales les unissent, les jeunes ne vivent plus le même quotidien que leurs parents à leur âge. Les nouvelles technologies ont changé la donne, le contexte économique y fait aussi beaucoup. La génération actuelle est davantage confrontée au chômage, à la précarité et à de bas salaires. Un conflit inter-générationnel va-t-il éclater ?

Ces quatre jeunes Européens ont peut-être la réponse. Ils s’apprêtent à présenter à Paris, un film sur la famille et les différentes générations. Pour mener à bien leur projet, ils ont collecté des centaines d’extraits d’archives personnelles. Les portraits d’hier trouvent-ils un écho auprès de la jeunesse d’aujourd’hui ? “Comparé aux générations précédentes, comme celle de mes parents, je pense que la vie était plus simple en leur temps,” estime l’une des participantes Carina Engenheiro, “aujourd’hui, je me pose beaucoup de questions : est-ce que je vais être capable de fonder une famille, d‘élever des enfants et d’avoir une maison ?”

Autre membre de l‘équipe : Ernestine Cissé. La jeune femme pense que “c’est plus difficile pour la nouvelle génération. Quand on a fini ses études,” poursuit-elle, “parfois on a du mal à s’insérer sur le marché du travail parce que soit on est trop diplômé, soit on ne l’est pas assez. Donc forcèment,” regrette-t-elle, “il y a des conséquences sur la suite de notre vie et sur notre autonomie.”
Les relations entre les générations, le sociologue Denis Monneuse les étudie depuis quelques années.
De son travail, est né un livre qu’il vient d’ailleurs de publier : “Les jeunes expliqués aux vieux”. “Aujourd’hui dans la société, il n’y a pas vraiment de guerre de générations puisqu’il y a beaucoup d’entraide familiale,” souligne le sociologue, “dans l’entreprise, c’est plus une concurrence qu’une guerre en tant que telle : parfois,” précise-t-il, “certaines personnes se sentent concurrencées parce que les jeunes qui arrivent sur le marché du travail sont très qualifiés, parlent beaucoup mieux anglais ou d’autres langues que leurs aînés, je pense aussi à l’informatique,” dit-il avant de conclure : “donc c’est plus une menace qu’une guerre qui peut exister au travail.”

Pour réaliser le film, notre équipe a travaillé avec une trentaine de personnes aux âges, origines et parcours différents.

Une expérience soutenue par le programme Gruntvig. Grâce à lui, la Commission européenne encourage l’enseignement pratique et alternatif et les activités éducatives qui ont une dimension européenne.

Pour la première fois, le film “Red Happiness” a été projetté dans un festival. C‘était récemment à Saint-Ouen près de Paris. Lidée de faire un film en rassemblant plusieurs générations est en réalité, celle d’un réalisateur français. Tout au long de cette aventure commune, Julien Lahmi a joué le rôle de professeur pour les participants. “Si on demande à des jeunes : “qu’est-ce que vous vivez aujourd’hui ? Racontez-moi votre vie !” C’est trop brutal alors que s’ils racontent leur vie à travers la vie de quelqu’un d’autre, il y a un dialogue qui se construit,” affirme le réalisateur, “et le jeune dans ses difficultés d’aujourd’hui a beaucoup de choses à apprendre de la personne de l’autre génération et je ne pense pas qu’il la regarde avec jalousie, avec envie,” insiste-t-il avant de lancer : “je ne vois pas du tout de conflit !”

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