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Fin du Monde : les autorités s’en mêlent

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Fin du Monde : les autorités s’en mêlent

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Puisqu’on vous le dit : la fin du monde n’aura pas lieu ! C’est du moins ce qu’expliquent les autorités dans certains pays où semble souffler un vent de panique dans la population, alimenté, majoritairement, par internet.

Aux Etats-Unis : « non et non »


D’après un post paru le 3 décembre 2012 sur le portail officiel du gouvernement américain (usa.gov) : « La fin du monde n’aura pas lieu le 21 décembre 2012, ni aucun autre jour de cette année ».
L’article est intitulé « Scary Rumors about the World Ending in 2012 Are Just Rumors » ou « Les rumeurs inquiétantes sur la fin du monde en 2012 ne sont que des rumeurs ». Sur un ton plutôt ironique, l’article commence ainsi : « De fausses rumeurs concernant la fin du monde en 2012 sont devenues des lieux communs sur internet. Beaucoup de ces rumeurs s’inspirent de la fin du calendrier Maya en 2012 (ça n’arrivera pas), une comète causant des effets catastrophiques (certainement pas), une planète cachée surgissant de nulle part et entrant en collision avec nous (non et non)… »

Histoire de tordre définitivement le cou à un éventuel affolement général, il s’appuie sur des publications de la NASA, et notamment une page qui démonte une par une toutes les théories sur la fin du monde.

Dans la vidéo suivante, le scientifique de la NASA David Morrison discute de ces rumeurs de fin du monde en Décembre 2012, montrant qu’elles n’ont aucun fondement scientifique :

La Russie dément formellement

En Russie, d’après un article du New York Times daté du 1er décembre 2012, le Ministre des situations d’urgences, Vladimir Puchkov, a du intervenir suite à des manifestations de peur panique dans la population. La sentence a été très claire et officielle : il n’y aura pas de fin du monde en 2012.
Le ministre a toutefois reconnu que les Russes pouvaient toujours être vulnérables « aux blizzards, tempêtes de glace, tornades, inondations, perturbation des transports et de l’approvisionnement, coupures de chauffage, d’électricité et d’eau » !

Bugarach en France, ou le mont interdit

De leur côté les autorités françaises ont décidé d’interdire aux non résidents l’accès aux petites communes aux alentours du Pic de Bugarach, prétendument seul et unique lieu à survivre à la fin du monde.
Par crainte de mouvements de foule, d’apéros géants ou de rave parties, mais surtout pour la tranquillité des riverains excédés par l’afflux d’illuminés ou… de médias, la préfecture de l’Aude a pris les devants.
Dans un communiqué du 18 décembre 2012, elle annonce des restrictions d’accès à partir du 19 décembre 2012 midi : « la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes, le camping, la randonnée, la chasse, l’utilisation des véhicules à moteurs sur les chemins, le survol et l’accès au Pic de Bugarach sont interdits ».
Pour le moment, la préfecture nous a confirmé n’avoir reçu aucun appel pour s’enquérir de la procédure à suivre en cas de fin du monde. Personne n’a tenté, non plus, de s’installer sur le pic. Seule certitude donc : le nombre de journalistes accrédités soit environ 250. Dont Ali May, envoyé spécial d'euronews.

En Australie, zombies et pop sud-coréenne apocalyptique

Ne reste que l’Australie pour prendre les choses avec humour. La Première ministre australienne Julia Gilliard a fait un tabac sur Youtube en annonçant à ses compatriotes la fin du monde, l’avènement de zombies et de la pop sud-coréenne. Et qu’importe si l’enregistrement avait eu lieu dans le cadre d’un programme diffusé début décembre par la radio Triple J, destinée à un public jeune !