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Blog : la verte attitude de la capitale basque

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Blog : la verte attitude de la capitale basque

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« Vitoria-Gasteiz » Bon je ne l’ai pas trop ramené, après tout j’ai vécu en Espagne, sauf que c‘était de l’autre côté du pays, dans une Séville qui n’avait pas encore connu son Expo et son développement. Alors, Vitoria-Gasteiz, voyons voir… Pays Basque, la ville en est la capitale… Je crois que je vais apprendre des choses pendant ce tournage.

Ah oui, le tournage, alors direction Vitoria-Gasteiz, donc capitale de la province d’Alava et de la Communauté du Pays basque en Espagne. Il s’agit de visiter la ville la plus verte d’Espagne, voire d’Europe. Preuve en est le label dont elle a été estampillée tout au long de l’année 2012, celui de Capitale verte européenne décerné par la Commission européenne.

J’active mes contacts ibères « je vais à Vitoria-Gasteiz », tous s’enthousiasment. Je retiens que j’ai de la chance d’aller dans une belle ville qui respecte ses monuments historiques et son environnement.

Le trajet Lyon-Biarritz est avalé en un coup d’aile. Je termine en voiture, la nuit m’empêche de découvrir le paysage. La ville m’accueille en dépit d’un froid pinçant et d’un dimanche soir extrêmement calme. Je me mets à la recherche d’un restaurant et forcément de Pintxos (pas de panique le X se prononce CH). Une quête pas évidente en cette soirée où les établissements sont traditionnellement fermés. Il suffisait de chercher un peu pour trouver ce que je cherchais avant de me lancer dans des dégustations de ces petits plats qu’on attrape directement sur le bar. Un poulpe dans une crème de pommes de terre et des petits poivrons verts grillés auront ma faveur.

Le lendemain je découvre la ville, dense, compacte, calme, traversée de transports en commun en tout genre et en une multitude de bicyclettes, un moyen de déplacement encore peu développé dans les villes espagnoles. Et pour en arriver là, la ville a utilisé les grands moyens : refonte totale des transports en commun, circuits de circulation repensés avec des voies prioritaires autour des quartiers et des zones 30 voire 20 ou 10. Caméra de contrôle automatique des immatriculations et gare à celui qui ne fait que passer par le centre… Du coup Vitoria est la ville d’Espagne où on utilise le moins sa voiture et le plus son vélo ou les transports en commun. Cette politique qui survit d’ailleurs à l’alternance politique porte ses fruits, et pendant une année la ville s’est vue estampillée « capitale verte européenne » après Hambourg et avant Nantes qui reprend le flambeau.

Petit détour par la ceinture verte de la ville. Pour l’instant elle est discontinue mais la ville veut en fait une ceinture complète. Au nord-est c’est carrément un parc naturel qui borde la ville. Il s’agit en fait d’une zone humide qui avait été asséchée pour les besoins de l’agriculture et qui a été réhabilitée. S’y croisent oiseaux en tout genre et un troupeau de cerfs réintroduits pour débroussailler et tondre…

Il me reste à faire un peu de tourisme dans la ville. Je découvre « Celédon » une figurine qui après avoir descendu une vertigineuse tyrolienne au dessus d’une foule en délire se transforme en personnage bien réel et lance début août les fêtes de la ville. Je tombe aussi sur une imposante statue célébrant la bataille qui porte le nom de la ville. On y voit des troupes napoléoniennes défaites par un certain Wellington. C’est ici que se sont définitivement enlisées les prétentions françaises sur la péninsule ibérique.

Déjà le retour, la route passe au milieu d’impressionnantes montagnes d’un Pays-Basque qui s’est ici montré sous sa forme citadine la plus verte il me reste à découvrir le reste.