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Semaine cruciale, peut-être, pour la Centrafrique


République Centrafricaine

Semaine cruciale, peut-être, pour la Centrafrique

Des négociations de paix doivent se tenir cette semaine à Libreville au Gabon, mais la date exacte du début de ces pourparlers reste encore floue. La délégation de la rébellion est arrivée la première lundi dans la capitale gabonaise. Un mois après avoir pris les armes, les rebelles de la Seleka contrôlent la majeure partie de la Centrafique et menacent de marcher sur Bangui, si le président François Bozizé ne quitte pas le pouvoir.

De son côté, la délégation du gouvernement, dont le départ pour Libreville a été retardé, appelle les différentes parties au respect des valeurs démocratiques. “Qu’il s’agisse du gouvernement, qu’il s’agisse de l’opposition démocratique, qu’il s’agisse des rebelles, nous nous sommes battus pour doter notre pays d’une Constitution que tout le monde aujourd’hui tient à faire respecter. Donc c’est autour de cela que nous allons discuter et je crois que, les uns et les autres, en bons démocrates, verrons pourquoi les arguments du gouvernement tiennent la route”, souligne le chef de la délégation gouvernementale Willy Biro Sako.

Les rebelles ont rejeté la proposition de François Bozizé de former un gouvernement d’union nationale, et posé son départ comme condition au dialogue. Des exigences qui pourraient faire capoter les négociations.

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