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Afghanistan-USA : les points à négocier


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Afghanistan-USA : les points à négocier

Après le “temps de la guerre”, place à l’avenir de l’Afghanistan et des relations entre Washington et Kaboul.
Fin 2014, le pays verra partir les dernières troupes de combat de la coalition internationale encore présentes sur son sol.
Alors comment s’annonce cette transition et comment stabiliser le pays ? Voilà sur quoi vont plancher le président Hamid Karzaï et Barack Obama à la Maison Blanche. Sur la table des négociations trois points fondamentaux:

- le nombre de marines qui resterait dans le pays. Le contingent américain pourrait passer de 66000 à 3000, mais ce chiffre n’est pas encore fixé. – La question de l’immunité pour tous les soldats américains en Afghanistan. – Et les négociations de paix entre Kaboul et les talibans au nom de la stabilité politique du pays.

Combien de militaires les Etats-Unis sont-ils prêts à laisser en Afghanistan après le retrait de l’ISAF ? Cette question fait débat aux Etats-Unis.
Le général John Allen, à la tête des forces de l’OTAN en Afghanistan propose de garder entre 6000 et 15000 soldats après 2014.
Le Département de la Défense lui préfèrerait ce qu’il appelle une “force résiduelle”, entre 3000 et 9000 militaires.

Une des questions qui pourrait faire basculer le sens des négociations est celle de l’immunité accordée aux soldats américains. Ce point, qui permet à tout soldat américain d‘échapper à la justice du pays où il se trouve, était à l’origine du désaccord entre Washington et Bagdad, au moment du retrait de l’Irak en 2001.
Aux dernières nouvelles, Hamid Karzai serait prêt à faire quelques concessions, mais encore une fois tout va dépendre du plan que Washington lui présentera.

Troisième point: les efforts de réconciliation impliquant les talibans pour trouver une stabilité politique.En décembre dernier, en France, un séminaire sur l’avenir du pays réunissait le Haut Conseil pour la Paix, des taliban et d’autres organisations. Mais Hamid Karzaï reste réticent sur la création d’un bureau politique taliban au Qatar comme lui demande Washington.

Barack Obama et Hamid Karzai veulent un accord gagnant-gagnant. Objectif : prouver pour l’un qu’il n’est pas la marionnette de Washington et pour l’autre, qu’il a eu raison d’accélérer le retrait des forces américaines du bourbier afghan.

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