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Un cheval contre une souris

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Monter sur cheval. Un vrai cheval. Pas une bête virtuelle qu’on commanderait avec un clavier devant un écran. Les adolescents coréens font de plus en plus d‘équithérapie. Ils échangent leurs souris contre des chevaux pour lutter contre leur addiction aux jeux vidéo et à internet.

La Corée du Sud est le pays le plus connecté au monde. Et selon son gouvernement, près de 10% des jeunes de 10 à 19 ans sont accros à leurs écrans.

“Avant, je jouais à des jeux vidéo 7 heures par jour. Et même la nuit quand ma mère partait en voyages d’affaires”, explique une jeune fille de 14 ans.

Le gouvernement coréen a mis en place des couvre-feux pour empêcher les jeunes de jouer la nuit sans l’autorisation de leurs parents. Une mesure au succès limité puisqu’il est facile pour les accros de contourner les barrières.

En Corée du Sud, les jeux vidéo sont considérés comme le 2ème sport national. Loin devant l‘équitation, malgré ses vertus thérapeutiques.

“C’est un sport très amusant mais ce n’est pas qu’une simple activité physique car il implique un être vivant, un cheval”, analyse Yoosook Joung, pédiatre et psychiatre pour adolescents. “L‘équitation est une nouvelle expérience, qui combine l’activité physique et la connexion émotionnelle avec un cheval et qui aide à surmonter l’addiction à internet”.

En Corée du Sud, un enfant touche pour la première fois une manette de jeu vidéo à l‘âge de 4 et demi en moyenne.

Pas sûr donc que quelques heures d‘équitation ne suffisent à résoudre une situation qui est devenue ici un véritable problème de santé publique.

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