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Tahir al-Qadri, l'homme qui monte


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Tahir al-Qadri, l'homme qui monte

L’arrestation de Raja Ashraf intervient sur fond de tensions pour le pouvoir, contesté dans les rues d’Islamabad par le mouvement qui monte et un homme dont on ne sait pas grand chose.

Partis dimanche de Lahore, à 400 km de là, ils sont plusieurs milliers de partisans de Tahir al-Qadri à être arrivés dans la capitale, condamnant l’incompétence et la corruption des autorités.

Un mouvement inattendu et rapide, comme
l’ascension fulgurante de ce Pakistano-Canadien de 61 ans, revenu en décembre de Toronto après des années d’exil. Ancien député d’un petit parti qu’il avait fondé à la fin des années 80, ce docteur en droit islamique qui se dit modéré pose bien des questions.

Harry Sultan, analyste:
Cette personne-là sort de nul part, il était totalement inconnu et il est revenu dans l’arène politique du Pakistan à un moment opportun. Il déroute la plupart des analystes, quel est son véritable objectif? Qui est vraiment derrière lui? Et quelles sont ses motivations?”

L’homme prône un islam modéré, et condamne les attentats suicides qui ont fait des milliers de morts au Pakistan. D’aucuns voient derrière lui la main de la puissante armée pakistanaise, voire de certains capitales étrangères, avant les prochaines élections

Harry Sultan:
“Certaines puissances internationales sont derrière lui et le financent, sinon ce n’est pas possible”.

Ce qui est sur c’est que Qadri est plutôt bien vu par les Occidentaux, qui souhaitent la stabilité à la tete du Pakistan alors qu’en 2014, les troupes de l’Otan doivent se retirer de l’Afghanistan voisin.

Le gouvernement est venu au terme de son mandat de cinq ans, il est vrai une première dans un pays ayant connu une succession de coups d‘état. Le parlement sera dissous mi-mars avec des élections au plus tard en mai.

Mais le Parti du peuple pakistannais (PPP) au pouvoir laisse bien des problèmes en suspens, et d’abord l’insurrection islamiste.

La semaine dernière les attentats dans la ville de Quetta ont fait plus de 100 morts dans le milieu chiite. Déçue par l’incapacité du gouvernement à mettre fin aux violences, la minorité a exigé que l’armée reprenne en main la sécurité de la région.

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