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Sundance, courant alternatif

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Sundance, courant alternatif

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Pendant que la saison des tapis rouges bat son plein à Los Angeles, la fine fleur du cinéma indépendant américain se retrouve dans l’Utah pour le festival de Sundance.

Sundance, c’est un certain Robert Redford qui l’a créé en 1985, pour promouvoir des films qui n’ont pas été produits par les grands studios hollywoodiens. Cette année, plus de la moitié des longs métrages en compétition ont été réalisés par des femmes.

“On ne l’a pas fait exprès ! On fait juste un constant”, explique l’acteur. “Ca donne peut-être une indication sur les temps qui changent. J’aime l’idée qu’il y ait plus de réalisatrices, c’est mon souhait personnel. Je pense qu’il est temps qu’elles soient enfin reconnues et qu’elles soient plus nombreuses. Je pense que ce qu’on voit en ce moment est une bonne chose”.

Cette annéé, c’est “May in the Summer” qui a fait l’ouverture de Sundance. C’est le deuxième long métrage de la réalisatrice américano-palestinienne Cherien Dabis.

“C‘était très important pour moi de faire ce film à cause de mon histoire personnelle”, dit-elle. “En grandissant, j’ai pris conscience que les Orientaux étaient sous-représentés et mal représentés en Amérique. Je voulais juste raconter une histoire universelle qui se passe au Moyen-Orient mais qui n’a rien à voir avec les choses qu’on voit tous les jours aux informations”.

“May in the Summer”, c’est l’histoire d’une Jordanienne qui vit heureuse aux Etats-Unis mais qui traverse une crise identitaire lorsqu’elle rentre au pays pour planifier son mariage. Un film qui n’a pas encore de distributeur, comme de nombreux autres longs métrages présentés à Sundance.