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Fin de l'assaut du site gazier d'In Amenas

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Fin de l'assaut du site gazier d'In Amenas

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Sur plusieurs images diffusées, samedi, par la télévision algérienne, on distingue des hommes à genoux dans le désert, les mains levées vers le ciel. D’après les médias algériens, il s’agirait des otages du site gazier d’In Amenas. Le dernier bilan officiel évoque 23 morts parmi les otages.
Sur une vidéo, dont l’origine n’est pas formellement identifée, on distingue des corps. La chaîne algérienne, qui diffuse ces images, certifie qu’il s’agit là de cadavres des otages exécutés.

Un bilan lourd

Quatre jours après le début de la prise d’otages d’In Amenas, l’armée algérienne a lancé l’assaut final. Au total, 32 terroristes auraient été tués selon le ministère de l’intérieur algérien. Plusieurs d’entre eux ont péri sous les bombes de l’armée alors qu’ils tentaient de s’enfuir à bords de véhicules 4X4.
Sur le site, les militaires ont découvert un véritable arsenal. Des fusils mitrailleurs par dizaines,
des grenades et un stock important de munitions et d’explosifs. Une preuve de plus, selon les autorités algériennes, que les terroristes n‘étaient pas disposés à négocier.

“Il fallait absolument que la crise se résolve le plus rapidement possible pour ne pas être contraint à répondre à des pressions de pays dont les ressortissants étaient présents sur place, pour des raisons économiques. Dans un tel contexte, l’approvisionnement en gaz n’aurait plus été possible. Les autorités algériennes ont donc choisi de faire un exemple pour dissuader d’autres groupes terroristes de se lancer dans une opération similaire”, explique Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe.

Des critiques de la communauté internationale

Plusieurs pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne ont critiqué l’assaut de l’armée algérienne. De son côté, le président François Hollande a parlé de réponses adaptées à la situation.