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Eurogroupe : Jeroen Dijsselbloem succède à J-C Junker

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Eurogroupe : Jeroen Dijsselbloem succède à J-C Junker

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Jeroen Dijsselbloem a enfin trouvé son successeur, en la personne de Jeroen Dijsselbloem.
Le Luxembourgeois cède donc sa place de président de l’Eurogroupe à un Néerlandais qui aura réalisé l’exploit de devenir ministre des Finances de son pays et chef de la zone euro en l’espace de six semaines. Il a été élu à l’unanimité par les 17 états membres à l’exception de l’Espagne qui s’est abstenue.

“La solidarité est au sommet de ma liste de priorités et je suis convaincu que travailler pour un budget durable, un budget équilibré dans les différents pays, n’est pas contradictoire avec le maintien de la solidarité”, a déclaré Jeroen Dijsselbloem.

Car si cette figure de proue d’une Europe triple A, fervent défenseur de la discipline budgétaire, a les faveurs de l’Allemagne, il est attendu au tournant par le sud de l’Europe, et par la France.

“Ce que j’attends du nouveau président c’est qu’il ne soit pas le président des (pays) triples A contre les autres, du nord contre le sud, des pays vertueux contre d’autres qui ne le seraient pas, de l‘équilibre budgétaire contre la croissance. Il faut réussir à réconcilier toutes ces dimensions”, estime Pierre Moscovici, ministre français des Finances.

Jeroen Dijsselbloem a deux ans et demi pour faire ses preuves. Parmi les dossiers brûlants qui l’attendent en 2013 : l’aide demandée par Chypre et le règlement de la question grecque.

“Jeroen Dijsselbloem est l’expression d’une Europe forte, une Europe à laquelle les agences de notation ont donné la note maximale”, estime la correspondante d’euronews Margherita Sforza. “Mais il devra négocier avec les pays du sud de l’Europe comme la Grèce et Chypre en gardant l’intégrité de la zone euro et en évitant d‘élargir le fossé entre le nord et le sud de l’Europe.”