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Diane 35 et les pilules de 3ème génération toujours dans la ligne de mire


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Diane 35 et les pilules de 3ème génération toujours dans la ligne de mire

L’Agence Européenne du Médicament annonce qu'elle va examiner les pilules de 3ème et 4ème génération afin de déterminer s’il faut modifier les autorisations de mise sur le marché. Elle revient donc sur un communiqué du 11 janvier dernier dans laquelle elle indiquait qu’il n’existait “aucune nouvelle preuve pouvant mener à un changement du niveau de sécurité des contraceptifs oraux disponibles sur le marché actuellement”.

Cette déclaration fait suite à celle de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament en France publiée hier concernant Diane 35. L’agence y mentionne quatre décès pouvant être imputés à la prise de ce médicament depuis 1987. Ce produit du laboratoire Bayer est, note-t-elle, un traitement contre l’acné prescrit à tort comme contraceptif : “Diane 35 a obtenu son autorisation de mise sur le marché (AMM) en France en juillet 1987 dans le traitement de l’acné chez la femme”. L’effet contraceptif (inhibition de l’ovulation) est indiqué uniquement comme effet secondaire dans notice d’utilisation.

Contacté par euronews, Martin Winckler rappelle qu’il avait déjà relevé cette mauvaise prescription dans son livre Contraception mode d’emploi publié en 2001. Le laboratoire Bayer avait alors demandé un droit de réponse mais ne lui avait pas intenté un procès qui aurait été perdu d’avance car l’effet contraceptif n‘était pas noté dans la notice de ce traitement contre l’acné. Un tel procès aurait, au contraire, fait caisse de résonance sur cette mauvaise pratique.

Selon l’ANSM, qui prendra des “décisions dans la semaine“ concernant Diane 35 et ses génériques, environ 315.000 femmes utilisaient cette pilule ou ses génériques en France en 2012. “C’est la responsabilité de l’agence que de faire respecter les indications des médicaments et nous prendrons des mesures bien sûr“, a indiqué Dominique Maraninchi, président de l’ANSM, chez nos confrères de RTL.

Les pilules contraceptives, notamment celles de troisième et de quatrième générations, sont sous le feu des critiques depuis le dépôt d’une plainte mi-décembre d’une jeune femme imputant son accident vasculaire cérébral à la pilule. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris en fin de semaine dernière. Depuis 14 nouvelles plaintes ont été déposées le 24 janvier dernier devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

Selon le ministère de la Santé, les ventes de pilules de 2e génération ont bondi de 20% sur les dix premiers jours de janvier par rapport à la même période en 2012.

L’agence du médicament (ANSM) a ouvert un numéro vert gratuit pour répondre aux questions des femmes. La ligne est ouverte du lundi au samedi de 9H00 à 20H00 au numéro vert 0 800 636 636.

> Lire notre dossier sur les pilules de 3ème et 4ème génération

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