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Pilule : Diane 35 interdite à la vente

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé mercredi l’interdiction dans trois mois de Diane 35 et de ses génériques en raison des risques de thromboses et d’embolies pulmonaires liés à sa prise.

Ce médicament, utilisé dans le traitement de l’acné, fait l’objet d’une procédure de suspension dès ce mercredi a déclaré le directeur général de l’ANSM, Dominique Maraninchi, lors d’une conférence de presse. Cette procédure durera trois mois pendant lesquels les femmes qui prennent ce médicament ne doivent pas interrompre la prise et sont invitées à consulter leurs médecins, qui ne doivent de leur côté plus le prescrire à partir de mercredi. “Après, toute prescription sera interdite“, a ajouté Dominique Maraninchi, ajoutant que tous les lots de Diane 35 et de ses génériques seraient retirés des pharmacies.

L’ANSM a fait état dimanche dernier de quatre décès depuis 1987 en France liés à la pilule Diane 35, fabriquée par les laboratoires Bayer et utilisée en France comme un traitement contre l’acné et comme un contraceptif oral. “Ce n’est pas une pilule“, a rappelé Dominique Maraninchi, ajoutant que son efficacité contre l’acné est “modérée“. Environ 315.000 femmes utilisaient cette pilule ou ses génériques en France en 2012.

L’ANSM a également annoncé une procédure d’arbitrage au niveau européen pour retirer les autorisations de mise sur le marché de Diane 35 dans toute l’UE, ce médicament étant autorisé dans la plupart des Etats membres.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a, par ailleurs, annoncé lundi qu’elle examinerait l’innocuité des contraceptifs oraux combinés de troisième et quatrième générations afin de déterminer s’il y a lieu d’en limiter l’usage.

Cette décision fait suite à une requête de la France. L’EMA, qui avait déclaré le 11 janvier qu’il n’y avait aucune preuve concernant des troubles emboliques veineux, estime que les risques sont “très faibles”, même s’ils sont plus élevés dans le cas des pilules de troisième et quatrième générations.

> Lire aussi : Pilules de 3ème et 4ème génération à risque : la valse-hésitation

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