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L'assassinat d'une figure de l'opposition met la Tunisie en ébullition


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L'assassinat d'une figure de l'opposition met la Tunisie en ébullition

La colère de l’opposition tunisienne n’a peut-être jamais été aussi forte. Une foule sans cesse grandissante est rassemblée ce mercredi devant le ministère de l’Intérieur à Tunis. Elle proteste contre l’assassinat de Chokri Belaïd, une figure de l’opposition laïque. Chokri Belaïd a été tué mercredi matin en sortant de chez lui. Un homme lui a tiré plusieurs balles dans la tête et la poitrine.
Chef de file d’une branche de la coalition de l’opposition tunisienne, Chokri Belaïd critiquait le gouvernement sans ménagement. Ses proches estiment que le parti Ennahda, au pouvoir, est responsable du meurtre. Le parti islamiste modéré nie toute implication.

Depuis le Parlement européen, le président tunisien Moncef Marzouki, qui était en visite, a condamné la mort de son ami: “Cet odieux assassinat d’un leader politique que je connais bien, qui a été pour moi un ami de longue date, Chokri Belaïd, c’est un assassinat politique, aujourd’hui même, sachant que j’allais m’adresser à vous. C’est une menace, c’est une lettre envoyée mais qui ne sera pas reçue, nous refuserons, nous refusons ce message, et nous continuerons à démasquer les ennemis de la révolution”. Le président est rentré d’urgence en Tunisie, où les manifestations commencent à dégénérer. A Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour empêcher l’assaut de son quartier général.

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