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Paris un peu isolé pour dénoncer la hausse de l'euro

La France qui reste toujours un peu isolée pour dénoncer la hausse de l’euro sur le marché des changes, est repassée à l’attaque mercredi : son ministre de l’Economie et des finances Pierre Moscovici affirmant que le niveau actuel de l’euro pourrait coûter 0,3 point de croissance à la France sur un an.
L’euro s’est apprecié de 20% par rapport au yen japonais ces derniers temps, de 8% par rapport à la Livre Sterling et de 7% par rapport au dollar. La hausse est plus mesurée avec le franc suisse.
Mercredi c’est le Président de la République François Hollande qui s‘était exprimé sur le sujet au parlement européen.
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“Nous devons réfléchir à la place de notre monnaie l’euro, dans le monde, a déclaré le président de la République française. Elle ne peut fluctuer selon les humeurs du marché. Une zone monétaire doit avoir une politique de change, sinon elle se voit imposer une parité qui ne correspond pas à l‘état réel de son économie”.

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Avant même que la Banque du Japon relève ses prévisions d’inflation et décide une vaste relance monétaire par l’acquisition d’actifs financiers à grande échelle, le yen perdait déjà du terrain sur les princiaples monnaies mondiales : les fluctuations les plus importantes étant enregistrées avec l’euro qu sert toujours de monnaie d’ajustement et dont la rentabilité reste plus attractive que le yen, le dollar ou la livre Sterling.
Mais pour l’Allemagne, le ministre de l‘économie l’a réaffirmé mercredi la solution d’affaiblir la monnaie d’un pays pour le rendre compétitif était une solution de court terme. On verra jeudi ce qu’en pense Mario Draghi le Président de la BCE.

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