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Pour les Tunisiens, l'heure est à la désillusion

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Pour les Tunisiens, l'heure est à la désillusion

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Deux ans après la révolution qui a fait chuter Ben Ali, la Tunisie peine toujours à se relever.

Cet assassinat politique, le premier depuis janvier 2011 fait craindre un nouveau cycles de violences dans ce pays déjà miné par une crise institutionnelle.

“Après la révolution, on pensait qu’on allait pouvoir se réjouir mais malheureusement on assiste aujourd’hui à une lutte de pouvoir qui mène jusqu‘à l’assassinat. Les responsables de ce crime peuvent être des gens du gouvernement comme de l’opposition elle-même”, estime cet homme.

“Je suis très malheureuse pour la Tunisie et pour tout le monde. Personnellement, à mon âge, j’ai battu le pavé tous les jours au moment de la révolution et j’ai engueulé mes gendres et mes filles qui ne sortaient pas dans la rue. Pour quel résultat?”, s’insurge cette femme.

L’opposition tunisienne a réuni ses principales composantes pour marquer son désaveu vis-à-vis du pouvoir politique et tenter de se rapprocher d’un peuple tunisien en colère.

“L’assassinat de Chokri Belaïd, membre du Front Populaire est issu de l‘échec de la politique sécuritaire du gouvernement actuel dirigé par le parti islamiste Ennahda, selon l’opposition”, Jamel Ezzedini, euronews.