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Tunisie : les islamistes refusent de démissionner

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Tunisie : les islamistes refusent de démissionner

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Bras levés contre le pouvoir comme elle l’avait fait aux premiers jours de la Révolution de jasmin, la jeunesse tunisienne réinvestit la rue et conteste la légitimité des islamistes en place depuis l’automne 2011.

Un mécontentement qui ne date pas d’hier mais a pris une ampleur inouïe avec la mort de Choukri Belaid, ce député de l’opposition abattu
mercredi matin en sortant de chez lui.

Pour désarmorcer la crise politique, le premier ministre Hamadi Jebali a suggéré qu’un cabinet de technocrates soit nommé en urgence. Mais sa proposition a fait choux blanc au sein de la mouvance islamiste qui refuse de voir le gouvernement démissionner comme le réclame l’opposition.

“Le gouvernement n’a plus aucun rôle à jouer dans le pays. Nous demandons la démission de cette équipe et la création d’un nouveau gouvernement pour mener à bien la transition politique en Tunisie, tempête Hamma Hammami, porte-parole du Front Populaire.”

L’assassinat de cette figure de l’opposition porte pour le courant réformateur la signature d’Ennhada, invoquant notamment les menaces qui pesaient sur cet homme connu pour son franc-parler et son hostilité affichée à l‘égard des islamistes.

Dans ce climat délétère de haine et de violence, nombreux sont ceux qui craignent que la Tunisie bascule à nouveau dans l’horreur.