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Berlinale 2013 : du cinéma de quartier au défilé de stars

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Berlinale 2013 : du cinéma de quartier au défilé de stars

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Rendez-vous désormais incontournable, au même titre que le festival de Cannes ou de Venise, la 63e édition de la
Berlinale a ouvert ses portes jeudi dernier à Berlin, en Allemagne. Présidée par le célèbre maître du cinéma hongkongais, Wong Kar-Wai, cette nouvelle édition offre un défilé de stars. Retour sur 62 ans d’histoire du cinéma.

Né en 1951, au lendemain de la seconde guerre mondiale, le premier Festival international du film de Berlin ouvre ses portes un 6 juin, au cinéma “Titiana-Palast”, dans le quartier de Steglitz à Berlin. L’initiative, née des forces américaines, prend vie grâce à Oscar Martay, chargé de films dans l’administration américaine d’Allemagne. Pour cette première édition, c’est le long-métrage “Rebecca” d’Alfred Hitchcock qui ouvre la danse sous les yeux du jury allemand. L’ours d’or, dont l’animal est le symbole de Berlin, est le prix attribué au meilleur film en lice.

Il faudra attendre 1954 soit la quatrième édition de la Berlinale pour apercevoir stars et paillettes : Sophia Loren, Jean Marais ou Gina Lollobrigida. Le festival se forge une réputation mondiale et étend sa fréquentation. Le jury, quant à lui, devient international dès 1956 et juge désormais les films sur des critères artistiques.

Aujourd’hui, la Berlinale accueille sa 63e édition et avec elle, des talents et artistes de renom. Films indépendants ou longs-métrages hollywoodiens à gros budgets, c’est plus de 400 films qui sont projetés cette année. Présidé par le cinéaste hongkongais Wong Kar-Wai, le jury doit faire son choix entre 19 films en compétition pour l’Ours d’or. Parmi eux, le très attendu “Promised Land” de l’Américain Gus Van Sant sur la question très controversée du gaz de schiste, avec Matt Damon en tête d’affiche.

En lice aussi pour l’Ours d’or, “Side Effects” de Steven Soderbergh avec Jude Law et Catherine Zeta-Jones, le film du suédois Fredrik Bond “The Necessary Death of Charly Countryman” avec Shia LaBeouf et Evan Rachel Wood ou encore “Nobody’s daughter Haewon” du Sud-Coréen Hong Sang-soo et “Paradis : Espérance”, troisième volet de la trilogie de l’Autrichien Ulrich Seidl. Très attendu aussi, “The Grandmaster” de Wong Kar-Wai, film d’arts martiaux diffusé à l’ouverture du festival et présenté hors-compétition, qui retrace l’itinéraire du légendaire maître chinois Ip Man.

Côté français, Emmanuelle Bercot met en scène Catherine Deneuve dans “Elle s’en va”, Bruno Dumont fait de Juliette Binoche la célèbre sculptrice Camille Claudel dans “Camille Claudel 1915”. Enfin, “La religieuse” de Guillaume Nicloux avec Isabelle Huppert, adapté du roman de Denis Diderot, défend les couleurs du cinéma français.

Dans une toute autre veine, le public pourra croiser jusqu’au 17 février prochain les jeunes pousses comme Amanda Seyfried pour le biopic “Lovelace”. Joseph Gordon-Lewitt est lui, cette fois, derrière et devant la caméra pour “Don Jon’s addiction”, le récit d’un homme accro au sexe. Enfin, James Franco, co-réalisateur du long-métrage “Interior Leather. Bar.” nous plonge dans l’univers gay new-yorkais.

Petit bémol, le festival ne nous présente que très peu de films allemands. Seul “Gold” de Thomas Arslan, un “western” sur la ruée vers l’or au Canada en 1898, tente sa chance pour l’Ours d’Or.