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Les consommateurs ne veulent plus tout avaler

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Les consommateurs ne veulent plus tout avaler

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En Belgique, seule l’enseigne Picard a pour l’instant été touchée par le scandale de la fraude à la viande de cheval, mais dans ce supermarché de Bruxelles, les clients redoutent comme ailleurs d‘être pris pour les dindons de la farce.

“On ne sait plus quoi manger, on joue avec le consommateur, on ne peut nous donner n’importe quoi sans le savoir “ , s’insurge une cliente.

Dans l’Union européenne, indiquer le pays d’origine de la viande fraîche est obligatoire, mais ce n’est pas le cas pour les produits préparés.
Ceci dit, estime ce consommateur, la réglementation seule ne pourra pas suffire :

“Il faut s’attaquer aux grandes sociétés d’alimentation. Il y a beaucoup d’argent en jeu et les politiciens craquent et laissent passer.”

Quant aux contrôles, ils dépendent de chaque pays, mais les moyens ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions. En France, la répression des fraudes se plaint d’avoir perdu plus de 500 postes en cinq ans.

Monique Goysens, Bureau européen des unions de consommateurs : “Nous sommes en crise économique, alors on essaie de réduire les coûts d’exploitation dans les systèmes de contrôle. C’est un mauvais calcul, un calcul à court-terme, parce qu’on essaie de gagner un peu de sous, mais dès qu’il y a un scandale, la confiance du consommateur dans le secteur alimentaire peut s’effondrer et ça, ça coûte plus cher qu’un bon système de protection. “

Si les enquêtes prennent autant de temps, c’est aussi parce que remonter la chaîne de production est souvent un parcours à rallonge, jalonné de multiples intermédiaires. Un système qui brouille les pistes.