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Bahreïn : deux ans de contestation, deux ans de répression

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Bahreïn : deux ans de contestation, deux ans de répression

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Le deuxième anniversaire de la contestation à Bahreïn a de nouveau été endeuillé par la répression.

Les commémorations organisées dans plusieurs villages chiites ont dégénéré en affrontements avec la police : pierres et cocktails molotov contre gaz lacrymogènes et tirs à la chevrotine. Touché à la poitrine, un adolescent de 16 ans est décédé ce jeudi matin à son arrivée à l’hôpital de Manama. On recense aussi plusieurs blessés.

Trois photographes travaillant pour des agences de presse internationales, ont été brièvement interpellés par la police avant d‘être relâchés environ une heure et demi plus tard.

De son côté, Amnesty international a profité de cet anniversaire pour appeler la minorité sunnite au pouvoir à Manama, à libérer les prisonniers politiques.

Un appel étayé par le témoignage vidéo de leurs proches, dont celui de Maryam Abou Deeb, la fille de Mahdi Abou Deeb, président de l’Association des enseignants de Bahrain. “Mon père est emprisonné depuis maintenant deux ans, explique-t-elle. Il a été condamné à cinq ans de prison pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression.”

Depuis le soulèvement du 14 février 2011, la répression a fait 80 morts à Bahrein. La population, à majorité chiite, réclame une monarchie constitutionnelle et la fin de la discrimination confessionnelle.

En dépit de l’ouverture d’un dialogue entre l’opposition et le gouvernement dimanche, les autorités ont bloqué l’accès au centre de Manama, où devait se dérouler une marche commémorative. Le calme régnait jeudi dans la capitale.