DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Présidentielle à Chypres : 11 candidats, 3 favoris

Vous lisez:

Présidentielle à Chypres : 11 candidats, 3 favoris

Taille du texte Aa Aa

Si les rues de Nicosie sont loin d‘être désertes, les chalands ne se pressent pas pour autant dans les commerces.
En plein crise économique, Chypre s’apprête à désigner son nouveau président de la République.
L’actuel, le communiste Demetris Christofias, renonce à briguer un second mandat.
Le nouveau chef de l’Etat, s’il veut éviter la faillite du pays, devra signer un plan de sauvetage pour renflouer les banques.
Il s’agira aussi de redonner le moral aux chypriotes.

“Vous voyez les magasins ferment sans arrêt, déplore un résident de Nicosie.
Il n’y a pas de travail et les gens sont dans une situation financière très difficile.”

“Moins d’argent, moins de dépenses, je veux partir, trouver un travail, et hors de Chypre si nécessaire”, lance une jeune femme dans les rues de Nicosie.

“J’ai ce magasin depuis 25 ans, témoigne Charis Pavlou, propriétaire d’un commerce de prêt-à-porter.
Ces dernières années, les affaires sont allées de mal en pis. Les gens appréhendent de faire les boutiques même s’ils ont encore de l’argent. Ils craignent les lendemains.”

Onze candidats sont lice pour l‘élection présidentielle de dimanche.
Parmi eux, l’indépendant Stavros Malas, soutenu par le parti communiste, mais devancé de 15 %dans les intentions de vote par Nicos Anastasiades, leader du parti d’opposition.

“Nous devons rendre l’Etat plus efficace, estime ce dernier.
Ce qui ne revient pas forcément à licencier dans la fonction publique. Mais nous devons être guidés par le principe du budget équilibré, et de la même manière que pour les fonctionnaires, nous voulons instaurer un quota : pour quatre départs en retraite, une nouvelle embauche.”

“Personne n’a le droit de toucher à l’Etat providence, estime quant à lui Stavros Malas.
Et si la privatisation ne sert qu‘à résorber le déficit, économiquement, cela n’a aucun intérêt.”

En troisième position dans les sondages, l’ancien Premier ministre Giorgos Lillikas. Il se présente en indépendant et est soutenu par les socialistes.

“J’ai l’intention d’utiliser les ressources de gaz naturel pour satisfaire les besoins de la République de Chypre, tout en considérant la dette bancaire et le déficit fiscal, avance-t-il.
C’est ainsi que je compte remettre l‘économie chypriote sur les rails.”

“Quel que soit le candidat élu, commente notre correspondant à Athènes Stamatis Giannisis, le nouveau locataire du palais présidentiel de Nicosie devra résoudre des problèmes cruciaux, et qui seront déterminants pour l’avenir du pays.”