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Pauvreté et corruption : les Bulgares disent "non"

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Pauvreté et corruption : les Bulgares disent "non"

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Non à la pauvreté, non à la vie chère, non à la corruption : des dizaines de milliers de Bulgares se sont mobilisés ce dimanche à Sofia et dans les grandes villes du pays pour une nouvelle constitution. Ils réclament un contrôle de la société civile sur les institutions, dont ils dénoncent la dérive mafieuse.

“Le gouvernement devrait s’occuper vraiment de la Bulgarie et non laisser les citoyens ordinaires se débrouiller !” s’exclame une manifestante.

“Nous sommes actuellement le pays le plus pauvre d’Europe, rappelle un étudiant. Pourquoi ? Parce que toutes ces années on nous a dépouillés, et les recettes n’ont pas été redistribuées aux Bulgares. Le peu d’argent qu’ils avaient leur a été repris!”

Le gouvernement a démissionné mercredi sous la pression de la rue. Le président Plevneliev, qui a promis des élections anticipées au printemps, s’est adressé, sous des sifflets, aux manifestants.

“Je vous invite, dès la semaine prochaine, avec les autres organisations de la société civile et les syndicats, à travailler ensemble sur les sujets importants pour le pays. Merci pour vos revendications. Prouvons que nous croyons en la démocratie et en l’avenir !” a déclaré Rosen Plevneliev.

A l’origine de la contestation, il y a quinze jours : une forte augmentation des tarifs de l‘électricité.
Cette mobilisation apolitique, qui s’est organisée sur les réseaux sociaux, est sans précédent en Bulgarie.