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Plats préparés : la traçabilité ne prévient pas la fraude

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Plats préparés : la traçabilité ne prévient pas la fraude

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Alors que les carnets de commande des fabricants de plats préparés se vident depuis le scandale de la viande de cheval, qu’en est-il réellement de la traçabilité ? Pour l’organisme qui centralise les codes-barres renvoyant à toutes les informations sur chaque produit en rayon, le suivi de la fourche à la fourchette est une réalité :

“ L‘étiquetage logistique et l’avis d’expédition sont des instruments très simples qui assurent une mise en oeuvre efficace de la directive dans l’Union européenne et entre les différents partenaires commerciaux. Tout est en place pour cela, mais si quelqu’un commet une fraude, les seuls à pouvoir la détecter sont les distributeurs et les marques elles-mêmes, avec l’aide des autorités publiques “, explique Jan Somers de l’organisme GS1.

Mella Frewen qui représente l’industrie agro-alimentaire à Bruxelles le reconnaît, la traçabilité n’est pas un rempart contre la fraude.

“ Que l’on mette 10.000 choses dans l‘étiquette ou une seule chose, ça ne prévient pas la fraude car une fraude, c’est une fraude “ , nous dit-elle.

En clair, la meilleure des préventions, ce sont les contrôles, aussi réguliers et nombreux que possibles. Des contrôles qui dépendent des autorités nationales.

“ Les contrôles douaniers se font déjà au niveau des avions – tout ce qui est aéroport – et au niveau des ports aussi. Donc, le problème vient notamment au niveau des routes, il n’y a pas de contrôle si le produit est transporté par route “ , rappelle Sophie Thise, coordinatrice de recherche au CRIOC, un centre de recherche pour les organisations de consommateurs en Belgique.