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La violence devenue quotidienne à Port Saïd

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La violence devenue quotidienne à Port Saïd

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Quatrième journée de violences à Port Saïd. On dénombre à présent plus de 400 blessés et six morts dans les affrontements entre la police et des manifestants depuis dimanche.
Au centre de la contestation : la condamnation à la peine capitale de 21 supporters de football impliqués dans la mort de 74 personnes lors d’un match l’an dernier.

La police, vue comme l’instrument du pouvoir de Mohamed Morsi, cristallise, en particulier, la colère populaire.

“Nous sommes musulmans”, dit cet homme. “On nous a tiré dessus avec un tank et voilà ce que j’ai ramassé juste après”, explique-t-il une douille à la main.

“Morsi veut créer un scénario à la syrienne, ici”, ajoute un autre manifestant. “Il se comporte comme Bachar. Nous espérons que Dieu te punira Morsi !”

Le pouvoir a toutefois tenté d’apaiser le climat de tensions à Port-Saïd en relevant de ses fonctions le chef de la sécurité de la ville, qui a été rappelé au Caire.

Mais la haine envers les policiers est tenace. Les protestataires en appellent à l’armée qui jouit désormais d’une meilleure image. Des soldats ont d’ailleurs tenté de s’interposer ce mercredi entre policiers et manifestants.
Notre correspondant à Port-Saïd a pu entrer dans ce qu’il reste du siège des services de sécurité, incendié en depuis le début de la semaine.

“Une partie importante de la population de Port Saïd mène la révolte à quelques jours de l’exécution de ceux qui ont été impliqués dans le massacre du match de football de février 2012. Paradoxalement, ce qui choque ici, c’est que de nombreuses personnes continuent d‘être tuées ou blessées pour sauver la vie de la vingtaine de prisonniers qui attendent leur exécution”, analyse Mohammed Shaikhibrahim, le corresponsant d’euronews en Egypte.