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Comment la vague Harlem Shake submergea la planète

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Comment la vague Harlem Shake submergea la planète

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Tout a commencé avec un fan de basket ivre dans le New York des années 1980. Des années plus tard, fin janvier 2013, un bloggeur connu sous le nom de Filthy Frank postait sa propre version sur Youtube. Elle était rapidement adoptée par un groupe de lycéens australiens.

Aujourd’hui, ce mème (phénomène sur le web) est partout.

Le Harlem Shake a été copié des centaines de milliers de fois sur Internet et probablement des millions de fois dans des universités, bars ou bureaux dans chaque pays disposant d’une connexion à internet.

La danse du Harlem Shake a vu le jour sous le nom de « Al B », d’après Albert Boyce. Ce fan de basket dansait en agitant ses bras dans tous les sens lors de la mi-temps des matchs à la salle Rucker Park d’Harlem, vers 1981. Son style particulier venait en partie de sa grande consommation d’alcool. Le « Al B » s’est ensuite répandu à Harlem puis dans les quartiers voisins, où il a pris le nom de Harlem Shake. La danse est longtemps restée un phénomène local jusqu’en 2001 quand un rappeur l’a intégré dans un clip vidéo. La danse gagne en notoriété, petit à petit, jusqu’au jour où BOUM Filthy Frank met en ligne sur Youtube sa version, avec une bande-son fournie par le DJ américain Baauer.

La version de Filthy Frank est par la suite reprise et modifiée par des lycéens australiens sous la forme, pratiquement immuable, qui s’est répandue comme une traînée de poudre sur le web : un seul danseur dans une pièce, ignoré par les autres occupants. Soudain, changement de rythme de la chanson en même temps que coupe sèche de la vidéo, la même pièce est alors remplie de Harlem Shakers « dansant » de toutes les manières possibles et imaginables.

La vague Harlem Shake a pris forme. Elle n’a fait que grossir depuis.

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