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A la croisée des cultures

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A la croisée des cultures

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Le festival “Cinema Made in Italy” de Londres rend hommage au réalisateur turco-italien, Ferzan Ozpetek et projette pour l’occasion son dernier film “Magnifica presenza”.

“Magnifique présence” relate les hauts et les bas de Pietro, un jeune Sicilien venu s’installer à Rome dans l’espoir de devenir acteur. Boulanger la nuit, il court les castings le jour avec plus ou moins de succès. Et puis il y a cette immense maison dans laquelle il emménage, un personnage à part entière du film ou du moins ses anciens occupants, les membres d’une troupe de théâtre disparue dans les années 40 dans des circonstances non élucidées. Débute alors une étonnante cohabitation, un étrange jeu de miroirs entre réalité et fiction, comme nous l’explique Ferzan Ozpetek :

“Dans ce film, je mêle ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, pour tenter de comprendre la présence de ces personnages qui remontent à la seconde guerre mondiale. Quand on évoque les acteurs de cette période, on repense automatiquement à Pirandello et à son univers divisé entre réalité et fiction. Il n’y a rien de magique dans mon film, tout est question de réalité et de fiction.”

Né à Istanbul, Ferzan Ozpetek est parti, comme Pietro, à la conquête de Rome, la capitale du cinéma à ses yeux :

“Je suis Turc et je vis en Italie depuis 36 ans. Quand je suis arrivé en Italie, j’avais 17 ans, j’ai suivi des études de cinéma et je suis devenu assistant réalisateur. Tous mes films je les ai réalisés, produits, et présentés ici en Italie.”

Pour le réalisateur de Hammam, du Dernier harem ou encore du Premier qui l’a dit, sa double culture demeure une source inépuisable d’inspiration :

“L’influence de la Turquie a été fondamentale pour moi, aussi bien pour la Turquie que pour l’Italie. Le regard extérieur porté sur l’autre est déterminant.”