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Golan : l'ONU met ses casques bleus à l'abri


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Golan : l'ONU met ses casques bleus à l'abri

L’ONU va réorganiser sa présence sur les hauteurs du Golan pour garantir la sécurité de ses casques bleus.

Ce vendredi déjà, une patrouille de huit hommes a reçu l’ordre de quitter une position isolée près de la ligne de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël, pour se redéployer plus au nord, via le territoire israélien.

Une mesure de précaution décidée après la capture mercredi de 21 casques bleus philippins par des rebelles syriens. Ces derniers exigent de l’ONU qu’elle obtienne l’arrêt des bombardements sur le village de Jamla par les forces de Damas et le retrait de l’armée syrienne de la zone frontalière.

Ils font valoir que selon l’accord arraché par les Etats-Unis en 1974, Israël et la Syrie n’ont droit qu‘à un nombre limité de chars et de troupes à moins de 20 kilomètres de la ligne de cessez-le-feu. Le village syrien de Jamla se situe à 500 mètres de la ligne.

Déjà en décembre, un rapport des Nations-Unies signalait la présence d’un nombre excessif de chars syriens et israéliens dans la zone démilitarisée, des deux côtés de la ligne de cessez-le-feu.

Ce vendredi à Manille, Raul Hernandez, porte-parole du ministère philippin des Affaires étrangères a assuré que Manille essayait “d’intensifier les négociations avec les rebelles” et s’efforçait aussi “de travailler avec les autres parties à une libération rapide des casques bleus.”

Israël est officiellement toujours en guerre avec la Syrie. Depuis 1967, Tsahal occupe les deux tiers du plateau du Golan. cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

La Force onusienne d’observation du désengagement sur le Golan (FNUOD) compte 1.100 soldats et personnels originaires d’Autriche, de Croatie, d’Inde, du Japon et des Philippines.

Sous couvert de l’anonymat, un responsable israélien a confié redouter que le premier rapt de casques bleus depuis le début de la guerre civile en Syrie – il y a bientôt deux ans – n’incite certains pays à rapatrier leur contingent, ce qui laisserait un vide dangereux.

Cet enlèvement confirme en tout cas le risque de contagion du conflit syrien aux pays voisins.

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