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Les rebelles syriens à Alep, leurs armes, leurs motivations

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Les rebelles syriens à Alep, leurs armes, leurs motivations

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La révolte en Syrie, après deux ans, n’a plus rien de pacifique. De Homs à Raqa, en passant par Idlib ou Alep, c’est un conflit armé, violent.

Dans les rangs des rebelles, on se plaint d’un manque d‘équipements face aux moyens dont dispose encore le régime de Bachar al-Assad. “L’embargo sur les armes est un vrai problème pour nous, dit cet insurgé. L’armée de Bachar Al-Assad, elle, n’a pas ce problème. Elle a des armes en grande quantité et de bonne qualité, que ce soit des missiles, des avions, des tanks, des hélicoptères et une grande quantité de munitions”.

Les insurgés réclament qu’on leur livre des armes, ce que les Occidentaux refusent. Les Américains justifient leur position estimant craindre que de telles armes ne tombent entre les mains de groupes extrémistes.

Car c’est une réalité, la rébellion est loin d‘être unie. D’un côté, les militants de l’Armée syrienne libre (ASL) et de l’autre, des groupes djihadistes, comme l’organisation islamiste armée Jabhat Al-Nosra.

Abou fait partie de l’ASL. Pour lui, à l’issue de la guerre, “il y aura une autre bataille à mener pour écarter ces gens-là”, car, dit-il, “ils ne servent pas la cause de notre révolution”. Et de préciser aussitôt que “(les) ennemis, aujourd’hui, ce sont les partisans du régime”.

Dans les rangs des combattants d’Al-Nosra, on ne voit évidemment pas les choses de la même manière. “J’espère qu’après la guerre, la Syrie deviendra un Etat islamiste”, affirme ainsi Hamza.

“Pour toutes ces factions, explique l’envoyé spécial d’euronews à Alep, Pablo Herrera, il est clair que le combat contre le régime ne se situe pas que sur le terrain militaire”. “Pendant ce temps, ajoute-t-il, la population espère juste moins de violences”.