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A Chypre, les épargnants, petits et gros, locaux et étrangers, durement touchés

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A Chypre, les épargnants, petits et gros, locaux et étrangers, durement touchés

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L’accord conclu samedi à Bruxelles entre Chypre d’un côté, la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) de l’autre, intervient neuf
mois après une première demande d’aide financière de l‘île, en juin 2012. A l‘époque, les deux principales banques du pays accusent des pertes colossales.

Quelques mois plus tard, l’Union européenne (UE), le FMI et la Banque centrale européenne (BCE) tentent, en vain, d’imposer des conditions très dures à Chypre : baisse des salaires des fonctionnaires, des prestations sociales et des aides au logement ; hausse de la TVA.

Il aura donc fallu attendre le 16 mars 2013 pour que les parties trouvent un accord. Et les mesures imposées à Chypre sont encore plus douloureuses que celles envisagées initialement, puisqu’elles visent désormais l’ensemble des épargnants, dont les dépôts seront taxés à 6,75 ou 9,90% selon qu’ils soient inférieurs ou supérieurs à 100 000 euros.

Cette taxation exceptionnelle des dépôts dans les banques installées à Chypre va durement toucher des épargnants… russes. Car on estime entre 15 et 20 milliards d’euros les avoirs russes placés dans ce pays.

“D’une certaine manière, le gouvernement russe peut se réjouir de cette mesure, estime un expert, Nikolai Petrov, Car tout cet argent russe expatrié à Chypre devient moins profitable. Par conséquent, Poutine peut espérer son rapatriement en Russie. Or il plaide justement depuis pas mal de temps pour le retour au pays d’avoirs placés à l‘étranger.”

En attendant, l’annonce de cette taxation exceptionnelle aurait provoqué un vent de panique chez nombre d’hommes d’affaires russes concernés.