DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Portacomaro Stazione ou les racines italiennes d'un Pape argentin

Vous lisez:

Portacomaro Stazione ou les racines italiennes d'un Pape argentin

Taille du texte Aa Aa

Un petit village italien sorti de l’anonymat par la grâce du Pape François…

Portacomaro Stazione, un village comme tant d’autres, traversé par une nationale, compte 275 habitants, des paysans et des ouvriers pour la plupart.

Mais ce dimanche, l‘église de Portacomaro Stazione etait fière d’exhiber le portrait du nouveau pape. Car c’est ici, dans ce village du Piémont, que le pontif argentin a ses racines. La famille paternelle de Jorge Mario Bergoglio y vit toujours. Dans l’assemblée, trois femmes sont encore toutes émues de l’extraordinaire destin de leur cousin d’Amérique. Parmi elles, Rita Bergoglio, cousine du Pape au 3ème degré. “Le Seigneur nous a accordé une grâce immense. Peut-être mêmes ne sommes-nous pas dignes de recevoir une telle grâce du Seigneur !” dit-elle. L’humilité, une affaire de famille…

Sa fille, Alessandra Orecchia, cousine du Pape au 4ème degré, n’oubliera jamais le 13 mars 2013. Elle raconte : “au moment de l‘éléction, j‘étais en train de faire le ménage chez moi. Quand j’ai entendu le nom du nouveau Pape, j’ai été bouleversée. Je suis restée 5 minutes sans parler, immobile devant la télé et je me suis mise à prier pour lui.”

Tout le village fera le déplacement à Rome ce mardi pour assister à l’intronisation du Pape François. Mais surtout, les villageois espèrent pouvoir un jour l’accueillir chez eux. Fabrizio Brignolo, maire d’Asti, la commune à laquelle est rattaché Portocomaro Stazione, a des arguments : “nous l’avions invité quand il était “juste” cardinal de Buenos Aires, avant le conclave, rappelle-t-il, mais maintenant nous serions heureux s’il pouvait être présent en 2015 pour le bicentenaire de Saint Jean Bosco, à Castelnuovo Don Bosco, la terre salésienne. Pour nous, ce serait une grande joie, une reconnaissance pour un saint originaire de cette terre, qui a fait beaucoup de bien partout dans le monde pour l’Eglise, mais aussi pour les laïcs, parce que l’enseignement salésien est transversal et universel.”

Arrivés en Italie il y a 17 ans, Horacio et Graciela Caffaralti, originaires de Córdoba en Argentine, sont venus de Turin se recueillir dans le petit village qui abrite les racines italiennes du pape François.

“On ne s’attendait pas à ce qu’il soit élu, avoue Graciela. Quand on l’a su, on a été très ému, mon mari plus que moi. On a donc pleuré de joie pendant un long moment…”

Après la messe, ces deux Italiens d’adoption ont promené le drapeau argentin dans les rues du village, devenu le trait d’union entre deux continents.