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Première visite officielle de "courtoisie" en Israël pour Barack Obama

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Première visite officielle de "courtoisie" en Israël pour Barack Obama

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Le président américain est attendu mercredi à Jérusalem. Il se rendra aussi à Ramallah et Amman.

Ce voyage vise avant tout à renforcer les liens, tout en évitant les problèmes épineux. Durant le premier mandat de Barack Obama, les relations israélo-américaines se sont en effet tendues, quant aux Palestiniens, déçus par le président américain, ils n’ attendent finalement pas grand-chose de lui.

Pour le Président et fondateur de l’Institut arabe américain, James Zogby, “Obama a sous-estimé la politique, la nécessité de faire de la politique. Le résultat ce sont de grandes ambitions peu mises en avant au bout du compte et c’est une tragédie”.

1”43 AIPAC annual policy meeting, Senator Robert Menendez entering the stage

Barack Obama a vu une grande partie de son approche ambitieuse pour ramener la paix au Moyen-Orient diminuée par de puissants alliés d’Israël au Congrès américain. Pourtant, devant l’assemblée annuelle de l’AIPAC, le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis, le camp démocrate a assuré de son plus fidèle soutien à l’Etat juif.

“Les relations entre Israël les Etats-unis resteront étroitement liées tant que je serai là”, avait alors lancé Robert Menendez, le sénateur démocrate du New Jersey.

Les Palestiniens risquent d’accueillir le président américain sans grande complaisance et ne s’attendent plus à de grands changements. Mais pour Elliott Abrams, qui a servi sous l’administration Bush, le blocage du processus de paix vient justement des Palestiniens.

“Durant quatre ans, Obama a vraiment été là pour les Palestiniens, mais ils ont refusé. Et je pense que celà doit frustrer le président. Il a essayé de les convaincre en disant, les gars, même si le challenge est énorme, c’est dans votre intérêt de rejoindre la table des négociations”, explique Elliott Abrams .

Alors que Bill Clinton avait su charmer Israéliens et Palestiniens la tâche pour Barack obama s’annonce donc plus difficile. La position américaine n’est plus la même.

“Nous sommes passés d’une position influente à un statut de spectateur, au mieux. Nous ne pouvons pas exercer l’influence que nous aurions eu pendant les années Clinton. George Bush a détruit celà pour l’Amérique”, analyse le Président et fondateur de l’institut arabe américain, James Zogby.

Les Etats-Unis affublés d’un nouveau statut et puisque le locataire de la Maison-Blanche arrive sans plan de paix, ce voyage de Barack Obama au Moyen-orient risque de n‘être rien de plus qu’une visite de courtoisie, comme le souligne notre correspondant à Washington, Stefan Grobe:

“L’objectif du voyage de Barack Obama est de redorer son image dans la région. Le président n’a pas montré beaucoup d’enthousiasme pour le conflit israélo-palestinien lors de son premier mandat. Maintenant, les habitants du Moyen-Orient ont besoin d‘être rassurés par le fait que le président travaille à trouver une bonne solution pour toutes les parties concernées”.