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Bagdad, 10 ans après, un semblant de normalité

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Bagdad, 10 ans après, un semblant de normalité

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Ce sont des images rares : Bagdad sans routes défoncées ni voitures calcinées, des familles souriantes, des enfants qui jouent. Pourtant, dix ans après l’invasion de la coalition américano-britannique, ce semblant de normalité cache une réalité bien plus sombre: une violence sans fin et une instabilité politique : “Honnêtement, c’est toujours pareil explique une mère de famille irakienne. Tout ce que nous voulons, c’est être en sécurité. Les choses ne sont pas si mal mais nous avons besoin de sécurité pour nos enfants, ni plus ni moins. Parfois c’est sûr, et on nous dit qu’il n’y a rien à craindre et parfois ça ne l’est pas, c’est dur à vivre.”

Si de grands centres commerciaux ont fleuri, l’accès à l’eau ou à l‘électricité n’est toujours pas satisfaisante. Le gouvernement reste sous pression pour améliorer le niveau de vie de la population. Depuis la chute de Saddam Hussein, l’Irak mise plus que jamais sur le pétrole, sa première source de revenus et sa plus grande richesse. Mais cela ne semble pas suffisant :
“Rien n’a changé explique cet Irakien, les choses sont allées de mal en pis. Vous êtes à Bagdad, vous pouvez le constater par vous-même.”

L’embellie économique ne semble pas avoir atteint la périphérie de Bagdad. Ici la population s’entasse dans des ruines et cotoie des décharges à ciel ouvert. Ici rien n’a changé depuis 10 ans.