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Berezovsky : une vie digne d'un roman

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Berezovsky : une vie digne d'un roman

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Les Russes avaient découvert Boris Berezovsky dans les années 1990. A l‘époque, il est l’un des rares oligarques à avoir ses entrées au Kremlin. Considéré comme l‘éminence grise de Boris Eltsine, il contribue à sa réélection en 1996, en finançant sa campagne.

Brillant homme d’affaires, Berezovsky fait d’abord fortune dans la revente de voitures, puis il investit son argent dans plusieurs entreprises d‘État qu’il privatise, en partie : pétrole, acier, aéronautique, médias… Patron d’un empire, l’homme devient incontournable en Russie.

Personnage influent, aux réseaux multiples, parfois controversées, il joue un rôle important dans les négociations de paix lors de la première guerre de Tchétchénie. On lui prête alors des relations étroites avec la mafia et les indépendantistes tchétchènes.

Il occupe ensuite des postes politiques clés, notamment au Conseil national de sécurité, et se fait élire en 1999 à la Douma comme député.

En 2000, il contribue à l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Mais accusé de fraude, il tombe en disgrâce et doit prendre le chemin de l’exil. Il s’installe à Londres, où il deviendra un fervent opposent du président Poutine, et l’ennemi juré du Kremlin, qui l’accuse de financer l’opposition, et de fomenter une révolution en Russie.

La fin de sa vie est marquée par le procès retentissant qui l’oppose à un autre oligarque russe, le président du club de football de Chelsea, Roman Abramovicth, à qui il réclame trois milliards de dollars. Berezovskiy perd le procès et surtout beaucoup d’argent. On le dit alors ruiné et contraint de vendre des œuvres d’art de sa collection personnelle.

Peu de temps avant sa mort, il aurait déclaré à un journaliste du magazine Forbes que ‘‘sa vie n’avait plus de sens’‘.