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Accord au forceps entre Chypre, la zone euro et le FMI pour sauver l'île de la banqueroute


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Accord au forceps entre Chypre, la zone euro et le FMI pour sauver l'île de la banqueroute

Pris de panique face à un nouvel effet contagieux au sein d’une zone euro déjà fragilisée, les dirigeants de l’Eurogroupe, de Chypre et des institutions internationales ont bataillé jusqu‘à la dernière minute.

“Je tiens à souligner qu’aucune de ces mesures ne va affecter les dépôts inférieurs à 100.000 euros. Il ne devrait plus y avoir de doute à ce sujet. Nous avons réaffirmé aujourd’hui l’importance de garantir pleinement ces dépôts dans l’Union européenne”.

Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem aurait refusé de reconnaître l’erreur initiale sur la taxation des dépôts qui a provoqué un très fort mécontentement dans l‘île. Le président chypriote aurait lui menacé de démissionner au plus fort des tractations.

Concrètement, cet accord impose la fermeture de la Banque Laiki, la Popular Bank of Cyprus, la deuxième banque du pays. Les détenteurs de dépots dépassant les 100 000 euros vont subir des pertes importantes. Même sanction pour les clients de la Bank of Cyprus, le premier établissement de l‘île.

“Après un marathon de négociations et des retards à répétition, une fumée blanche s’est élevée des immeubles communautaires. Nicosie va recevoir sa première tranche d’aide du plan de sauvetage international de 10 milliards d’euros en mai et une mission spéciale sera mise en place pour aider l‘économie chypriote”, selon notre correspondante à Bruxelles, Efi Koutsokosta.

"Désastre" évité à Chypre

Chypre trouve un accord avec ses bailleurs de fonds internationaux pour éviter la faillite et la sortie de la zone euro.

L’accord prévoit que le premier établissement du pays, Bank of Cyprus, soit conservé, mais que les déposants de cette banque, au-dessus de 100 000 euros, subissent des pertes pouvant aller jusqu‘à 40 %.

La disparition de la deuxième banque du pays est également prévue.

Lors d’une conférence à Bruxelles, le ministre des Finances chypriote, Michael Sarris, a estimé que l’accord conclu avec les bailleurs internationaux du pays lui “évitait la possibilité d’une banqueroute, le désastre et une sortie de la zone euro”.

Et Le ministre chypriote d’ajouter “qu’il ne fait aucun doute que les Chypriotes vont passer par des moments difficiles et subir les conséquences d’une longue période jalonnée de mauvaises prises de décisions”.

La nouvelle de cet accord a soutenu les Bourses de Tokyo et de Hong Kong qui ont ouvert en hausse ce lundi matin.

Reste que le tribut sera lourd pour l‘économie chypriote. Ce dimanche a encore été marqué par des manifestations sur l‘île.

A Chypre, les banques, fermées depuis le 16 mars, le resteront ce lundi en raison d’un jour férié.

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