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Centrafrique : 13 soldats sud-africains tués, les rebelles à Bangui


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Centrafrique : 13 soldats sud-africains tués, les rebelles à Bangui

Les rebelles centrafricains qui ont renversé le président François Bozizé sont arrivés aux portes de Bangui, la capitale du pays, sans résistance. Là, ils se sont heurtés au contingent sud-africain déployé dans le cadre d’un accord entre les deux pays.

Les affrontements ont fait au moins 13 morts, 27 blessés et un disparu du côté sud-africain d’après le président Zuma qui a parlé d’un « triste jour » pour l’Afrique du Sud.

“Nos soldats ont payé le prix ultime au service de leur pays, l’Afrique”, a-t-il dit alors que le commandement sud-africain est sous le feu des critiques

Ces militaires avaient été déployés en janvier en soutien au président François Bozizé et pour tenter de restaurer la paix civile en Centrafrique.

“Un peu plus de 200 de nos soldats ont combattu des bandits animés de mauvaises intentions, mais leurs agissements ne nous ont pas fait renoncer à notre mission de paix et de sécurité”, a ajouté le chef de l’Etat sud-africain, en précisant que les militaires sud-africains “étaient dans leur base”, qu’“ils n’ont attaqué personne” et se sont seulement “défendus”.

“En tant que membre de l’Union africaine, l’Afrique du Sud rejette toutes les tentatives de prise de pouvoir par la force. Quel que soit l’endroit où nos troupes sont déployées, elles ont le devoir de se défendre et de défendre leur position”, a-t-il poursuivi.

L’Union Africaine a par ailleurs condamné le coup d’Etat mené par les rebelles du Séléka (« alliance », en langue songo). L’UA a aussi suspendu la Centrafrique, et a annoncé des sanctions contre les chefs rebelles.

Les rebelles annoncent un remaniement

Le Séléka rassemble cinq mouvements rebelles qui sont repassés à l’offensive jeudi dernier en accusant François Bozizé d’avoir failli à sa promesse de les intégrer au sein de l’armée. Ils l’ont renversé dimanche et leur chef, Michel Djotodia, s’est proclamé président.

“Nous respecterons l’accord de Libreville: une transition politique de deux à trois ans avant des élections”, a réagi le porte-parole des rebelles, Eric Massi. “Le Premier ministre actuel reste en place et le gouvernement va être légèrement remanié.”

“Bangui est calme et sous notre contrôle mais nous avons des choses à faire sur le terrain en termes de sécurité. Il faut mettre fin aux pillages”, a ajouté par téléphone Eric Massi, en évoquant les nombreux pillages de commerces et de domiciles signalés dimanche.

La France a renforcé son dispositif militaire dans la région, mais sans prendre part aux combats. Les 250 soldats déjà sur place ont été rejoints par 300 militaires supplémentaires, chargés notamment d’assurer la sécurité de l’aéroport, des missions diplomatiques et des quelque 1.200 ressortissants français qui vivent en Centrafrique.

Des informations contradictoires circulent sur le lieu où se trouverait François Bozizé, qui a fui Bangui avant l’arrivée des rebelles. Certains le disent en République démocratique du Congo, d’autres au Cameroun.

(Avec agences)

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