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Fukushima : Google Street View dévoile les coulisses d’une ville fantôme


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Fukushima : Google Street View dévoile les coulisses d’une ville fantôme

Rues désertes, volets fermés, maisons abandonnées… Google Street View a publié jeudi dernier les premières images des bâtiments et routes de la ville de Namie, située à moins de 30 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. La ville a payé un lourd tribut en mars 2011 : irradiée par la catastrophe nucléaire, dévastée par l’impressionnant tsunami.
La seule issue pour les habitants fut de fuir la zone devenue hautement radioactive.

A Namie, ville de 21 000 habitants autrefois, il n’y a plus âme qui vive. Les maisons intactes ont été abandonnées en toute hâte, les rues sont désertes, sans le moindre signe de vie. Sur la grande route, le long de la côte, s’encombrent les bateaux de pêche au milieu de terres et de rizières laissées à l’abandon.

L’équipe de Google, qui s’est rendue sur les lieux ce mois-ci, a été invitée à venir photographier la zone dévastée par le maire de la ville, Tamotsu Baba. Les véhicules de la firme de Mountain View sont allés dans des zones interdites de la cité. Les techniciens ont filmé pendant deux semaines, équipés de combinaisons de protection et sans descendre de leur véhicule. Pour le maire, il était essentiel de rappeler au monde la catastrophe, afin de ne pas l’oublier.


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Deux ans après le drame, les habitants de la ville ne sont pas encore autorisés à rentrer chez eux. Ce sont près de 160 000 personnes qui ont fui la zone irradiée et vivent encore dans des logements temporaires. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui s’est rendu sur les lieux le week-end dernier, a affirmé que la construction de leur nouveau logement devrait être bientôt terminée.

L’accès à la ville sera néanmoins possible aux habitants lundi prochain, pour une très courte durée, afin qu’ils puissent revoir ce qui fut leur maison. L’eau, l’air, la terre : tout a été gravement altéré par la radioactivité. La plus grande partie de la cité reste très contaminée et sera inhabitable pour des décennies encore.

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