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Le bras de fer entre Poutine et la société civile migre dans les ONG

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Le bras de fer entre Poutine et la société civile migre dans les ONG

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Le combat entre Vladimir Poutine et la société civile a changé de cadre à Moscou. Il se déroule, à présent, dans les bureaux des organisations non-gouvernementales (ONG) soumises à des perquisitions à répétition depuis le début de l’année.
Une centaine d’entre elles a déjà reçu la visite du parquet et des inspecteurs du fisc. Des contrôles interprétés comme des mesures d’intimidation.

“Les services de l’Etat sont maintenant surbmergés par une montagne de documents venant de dizaines d’organisations à Moscou. J’imagine qu’ ils ne vont pas traiter ces documents, ils vont juste mettre un tampon dessus comme on leur a demandé de le faire pour les classer dans la liste des “agents de l‘étranger”, réagit Oleg Orlov, le président de l’ONG Memorial, l’une des plus anciennes en Russie.

En vertu d’une loi entrée en vigueur fin 2012, toute organisation financée en partie par un autre pays que la Russie est considérée comme “agent de l‘étranger” et doit s’enregistrer comme telle. Ce que refusent de nombreuses ONG.

“Le procureur général va analyser le type d’activités déclarées par les organisations, et en tirant un peu, elles rentreront dans la catégorie “activité politique”. Et, si c’est le cas, on vous met sur la liste des “agents de l‘étranger”, estime Pavel Chikov, membre du conseil présidentiel sur les droits de l’Homme.

Vladimir Poutine avait justifié ces contrôles, en février, comme des moyens de lutter contre les agents de “déstabilisation extérieure” de la Russie, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Les ONG contrevantes à la loi sont passibles d’une peine d’un à deux ans de camp.