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Réouverture des banques : la colère froide des Chypriotes


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Réouverture des banques : la colère froide des Chypriotes

Pas de bousculades ou d’affrontements, mais une colère rentrée.
La réouverture des banques s’est opérée globalement dans le calme à la mi-journée à Chypre. De nombreux particuliers attendaient de pouvoir mettre la main sur leur épargne après douze jours de fermeture.
A la sortie : pas de valises de billets, les retraits sont limités à 300 euros par jour et les virements vers l‘étranger à 5000 euros, des mesures visant à limiter la fuite des capitaux.

Les Chypriotes oscillent donc entre colère et résignation.

“Non ça ne va pas, rien ne va. Ma mère ne pouvait pas avoir d’argent donc elle a essayé de se faire payer une obligation mais, rien ! On ne lui a pas donné d’argent donc elle doit attendre le versement de sa retraite”, explique cette Chypriote.

“Ma fille vit avec moi et je n’ai aucune autre source de revenu. Faites entendre ça au gouvernement !” renchérit sa mère.

Et sa fille d’ajouter : “elle n’a pas d’autre revenu, comment va-t-elle vivre ?”

“Je touche une retraite, ils m’ont dit qu’elle n’a pas encore été versée, et que je dois parler à ma caisse de retraite. Ils m’ont dit “peut-être demain, peut-être le jour d’après”. La retraite, c’est tout ce que j’ai”, s’insurge cet habitant de Nicosie.

“300 euros par jour, c’est mon argent et je ne peux avoir que 300 euros ? Pourquoi ? Comment je vais payer mon loyer, l‘électricité ? Je ne peux prendre que 300 euros, et je dois venir ici chaque jour ? Ce n’est pas juste”, ajoute ce jeune homme.

Chypre est confrontée à une grave crise financière. Pour éviter la faillite du pays, les bailleurs de fonds ont promis une aide de 10 milliards d’euros en échange d’une grande restructuration du système bancaire et de l’instauration de taxes sur les comptes de certains particuliers.

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