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Un vent de liberté souffle sur la presse birmane

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Un vent de liberté souffle sur la presse birmane

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Pour la première fois depuis cinquante ans, les habitants de Rangoun peuvent feuilleter à nouveau des quotidiens privés, qui étaient interdits par la junte militaire, jusqu‘à sa dissolution en 2011. La libéralisation de la presse faisait partie du programme de réformes engagées par le nouveau régime. Quatre journaux sont sortis lundi dans les kiosques, mais leur pérennité est encore loin d‘être assurée.

‘‘La licence d’exploitation de mon journal expire le 30 juin. Il faudra que je la prolonge. Si c’est le cas, ce n’est pas la liberté de la presse. Mais j’espère que notre président en décidera autrement’, explique le rédacteur en chef du Golden Fresh Land.

Après des années de censure et de monopole d‘État sur le presse, les lecteurs birmans se réjouissaient ce matin de découvrir ces nouveaux quotidiens. ‘‘Les journaux privés sont plus transparents que ceux du gouvernement. C’est une bonne chose’‘, dit ce chauffeur de taxi.

Ce retour des quotidien privés intervient un an, jour pour jour, après l‘élection au Parlement de l’opposante Aung San Suu Kyi.