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Serbes et Kosovars en quête d'un accord à Bruxelles


Le bureau de Bruxelles

Serbes et Kosovars en quête d'un accord à Bruxelles

C’est censé être l’aboutissement d’intenses tractations. Les premiers ministres kosovar et serbe doivent sceller à Bruxelles l’accord normalisant leurs relations. C’est en tout cas ce qu’espère la Haute représentante européenne Catherine Ashton, qui fait office de médiatrice.

A son arrivée, le premier ministre kosovar Hashim Thaçi a dit être là “pour parvenir à un accord entre l’Etat du Kosovo et la Serbie. Un accord qui fera avancer l’Etat du Kosovo, la Serbie et toute la région dans une perspective européenne. Pristina va présenter des demandes en accord avec la Constitution et les lois de l’Etat. Nous sommes favorables à de bons rapports de voisinage, mettant un terme à la periode de confrontation.”

Depuis la proclamation d’indépendance du Kosovo en 2008, les quelque 40.000 personnes qui constituent la minorités serbe rejettent l’autorité de Pristina et Belgrade réclame pour ces municipalités du nord du Kosovo une autonomie, y compris judiciaire et policière. Symbole de la confusion actuelle, la ville de Mitrovica où la Haute cour applique la législation serbe.

“ Quand les décisions judiciaires doivent être appliquées, dit son président Nikola Kabasic, nous n’avons pas l’assistance de la police pour les faire appliquer si les parties impliquées ne le font pas volontairement. Nous manquons de moyens pour les faire appliquer. “

De son côté, la police, la seule autorité kosovare tolérée au nord, pointe le manque de coopération des responsables locaux.

“ Les institutions locales comme les autorités judiciaires et municipales devraient contribuer à améliorer le travail de la police kosovare. Mais le manque de soutien de leur part fait que nous sommes en retard dans l’application des décisions de justice “ , déclare le porte-parole de la police, Besim Hoti.

La Serbie, qui veut lancer au plus vite les négociations d’adhésion avec l’Union, peut difficilement se permettre un échec à Bruxelles. La Commission européenne doit rendre compte des progrès du pays mi-avril.

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