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Dix ans après Saddam Hussein : retour sur la chute du dictateur irakien


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Dix ans après Saddam Hussein : retour sur la chute du dictateur irakien

Il y a dix ans jour pour jour, le régime baasiste de Saddam Hussein s’effondrait en Irak après vingt-quatre ans au pouvoir. Vingt-quatre années de règne sans partage où les opposants sont opprimés, voire parfois massacrés.

Si toutes les tentatives de renversement du gouvernement d’Hussein avaient échouées jusque-là, la chute de Bagdad met fin à une guerre éclair entamée par les Etats-Unis et leurs alliés le 20 mars 2003.

Après plusieurs mois de fuite, Saddam Hussein est arrêté dans une cave. L’armée américaine appréhende ce dernier à Tikrīt dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003 lors de l’opération “Red Dawn”.
Les images filmées de son arrestation font immédiatement le tour du monde. Les médias affichent un dictateur déchu, affaibli et en piteux état sanitaire. Un médecin militaire procède immédiatement à un relevé ADN pour confirmer l’identité du fugitif.

Le “We got him!” (On l’a eu !) prononcé dans la foulée par Paul Bremer, proconsul américain, lors de la conférence de presse annonçant la capture d’Hussein restera dans les mémoires comme l’une des images de la décennie.

Un an plus tard, un Tribunal Spécial Irakien juge l’ancien dictateur et ses proches collaborateurs pour génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre.
Le 30 décembre 2006, les autorités américaines livrent Saddam Hussein au peuple irakien pour appliquer sa condamnation à mort. Il est alors exécuté par pendaison dans la base militaire de Kadhimiya, au nord de Bagdad. Sa mort marque le dernier acte d’un épilogue débuté en 2003 avec la chute symbolique de la statue du dictateur irakien à Bagdad sur le square Firdos.

Un procès très critiqué

Des juristes du monde entier ainsi que plusieurs ONG ont dénoncé, lors du procès de Saddam Hussein, un déroulement “foncièrement inéquitable”. Human Rights Watch a ainsi estimé qu’il était “entaché d’irrégularités, aussi bien sur la forme que sur le fond.”

De nombreux analystes ont vu dans cette mise en scène un acte où “les États-Unis ont offert Saddam en sacrifice sur l’autel de la guerre civile irakienne” comme l’a titré le quotidien égyptien Al-Masri Al-Youm, au lendemain de l’exécution du dictateur déchu. Cette idée sera renforcée lorsqu’une vidéo clandestine montrant la pendaison de l’ancien président est postée sur le web.

Selon une étude de l’université de Brown, au moins 134 000 civils irakiens ont été tués dans des violences depuis l’invasion du pays par les troupes de la Coalition en 2003. Le conflit a aussi créé 1,4 million de déplacés dans le pays et 1,3 million de réfugiés.

Le square Firdos aujourd’hui :

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