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Estonie : inspiré de tweets, un petit opéra sur une grande crise financière


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Estonie : inspiré de tweets, un petit opéra sur une grande crise financière

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“Nostra Culpa” est un opéra de 16 minutes.
Une tragédie, incarnée par deux protagonistes : Paul Krugman, économiste américain nobélisé, et Toomas Hendrik Ilves, Président estonien.
A la source de cette dramaturgie : une vive querelle sur Twitter.

Dans un sens, c’est le nobel d‘économie qui a commencé. Avec cet article intitulé “Rapsodie estonienne”, dans lequel il taxait de “tiède” la reprise en Estonie.
De quoi déclencher l’ire du chef de l’Etat estonien.
Qualifiant Krugman de “suffisant, arrogant et condescendant” dans un tweet, il avait rajouté : “Mais que savons-nous, nous ne sommes que des Européens de l’Est, stupides et idiots”.

Le compositeur américain Eugene Birman a puisé là une matière savoureuse :

“Les tweets et leur contenu ont une dimension théâtrale et sont tellement vivants qu’il était facile de les tranposer en musique. On est très proche de la poésie. Il y a tellement d’intensité dramatique et de choses à en dire, que ça a été libérateur d‘écrire cette pièce.”

L’un des solo de cet opéra s’ intitule “Dévaluation”.

L’auteur du livret de “Nostra Culpa” est un journaliste américain, Scott Diel. Selon lui, la pièce reprend “le vieux débat opposant l’austérité à la relance”

“Je ne suis pas économiste mais disons un lecteur informé, estime-t-il, donc je ne suis pas apte à prendre position, à savoir qui va l’emporter. Je laisse au lecteur, au spectateur, le soin de décider.”

“Nostra Culpa”, petit opéra sur une grande crise financière,
est interprété par la mezzo-soprano Iris Oja et par l’Orchestre de chambre de Tallinn sous la direction de Risto Joost.
Il a été présenté durant la Semaine de Musique de Tallinn, la capitale estonienne, début avril.

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