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Des universités européennes en manque de fonds


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Des universités européennes en manque de fonds

L’enseignement supérieur européen est dans une mauvaise passe : d’un côté, les étudiants s’estiment victimes de l’austérité, de l’autre, les frais de fonctionnement sont toujours plus élevés. L’Union européenne est en dessous de la moyenne de l’OCDE en matière de financements public et privé des universités et leur dotation est au coeur de la bataille budgétaire au Parlement. Autre tendance : le partage des coûts. De plus en plus d’Etats membres augmentent les droits d’inscription.

L’OCDE appelle depuis longtemps en matière de recherche, à une meilleure collaboration avec le secteur privé en Europe, comme aux Etats-Unis. Mais certains estiment que cela revient à vendre les universités aux investisseurs ou encore à privatiser un enseignement qui selon eux, devrait être un droit et ne pas être réservé aux plus riches.

La formation continue et l’enseignement via internet peuvent-ils représenter des solutions ? Les campus virtuels rendent-ils les universités classiques obsolètes ? Risque-t-on de créer un système éducatif à deux vitesses, voire une société à deux vitesses ?

Invitées de cette édition : Doris Pack, présidente de la Commission de la culture et de l‘éducation au Parlement européen et membre du PPE ; Barbara Ischinger qui est à la tête de la Direction de l‘éducation et des compétences à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et Lesley Wilson, secrétaire générale de l’Association des universités européennes.

Si Doris Pack souhaite que le budget européen prévoit une plus grande enveloppe pour les universités, elle en appelle à une plus grande ouverture des établissements aux fonds privés. Barbara Ischinger de l’OCDE plaide elle aussi pour cette combinaison des sources de financement. Quant à une éventuelle augmentation de la contribution des étudiants, voici ce qu’elle fait remarquer : “avant de créer une nouvelle série de droits, les gouvernements doivent,” dit-elle, “mettre en place un programme de subventions et un programme d’emprunts.”

Pour Lesley Wilson, il ne faut pas stigmatiser le recours aux investisseurs privés : “les universités savent parfaitement qu’elles doivent déterminer avec beaucoup d’attention comment elles mettent en place cette coopération et comment elles continuent d’assumer leur responsabilité vis-à-vis de la société,” insiste-t-elle, “tout en essayant d’obtenir des fonds et des projets intéressants.” La présidente de l’Association des universités européennes estime enfin que l’enseignement via internet est une “évolution passionnante”, elle cite notamment l’exemple américain des Cours en ligne ouverts et massifs (MOOC), la plate-forme futurelearn au Royaume-Uni et les programmes des universités de Munich en Allemagne. Des expériences qui sont complémentaires de l’enseignement classique en faculté d’après nos invitées.

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