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Le Parlement européen favorable à l’adhésion de la Croatie malgré des critiques des Slovènes


Le bureau de Bruxelles

Le Parlement européen favorable à l’adhésion de la Croatie malgré des critiques des Slovènes

Le Parlement européen a tenu hier, mercredi, un dernier débat sur la Croatie, seul pays à rejoindre l’UE en 2013. Elle deviendra membre le 1er juillet prochain.

“Le pays est prêt pour devenir membre de l’UE; cela ne fait aucun doute.” a affirmé le rapporteur parlementaire pour la Croatie, le social-démocrate tchèque Libor Roucek, “Le 1er juillet n’est pas la fin mais le début d’une nouvelle période qui va apporter de nouveaux défis, de nouvelles opportunités mais aussi de nouvelles responsabilités pour la Croatie. Cela va stimuler le développement du pays, améliorer le fonctionnement de l‘état, doper l’industrie.”

Après une heure de discussion, les représentants des groupes parlementaires ont admis que la Croatie mérite d’entrer dans l’UE. Ils ont ajouté qu’il faut que le pays continue ses efforts pour réformer la justice, lutter contre la corruption et la criminalité organisée et trouver des solutions contre la crise.

Les députés ont reconnu que la Croatie d’aujourd’hui est bien différente de celle qui avait entamé les négociations avec l’UE en 2005. La démocratie et les droits des femmes, des minorités nationales et sexuelles ont progressé. Ils ont considéré que l’intégration de la Croatie pourrait servir d’exemple pour les pays voisins.

Véritable objet du débat, le projet de résolution sur le contrôle des avancées de la Croatie après son adhésion. En temps normal, celui-ci s’arrête lors de l’intégration de l’Etat-membre. Mais les Slovènes aimeraient qu’il soit maintenu après l’intégration de la Croatie.

Le Parlement doit statuer sur cette résolution lors d’un vote ce jeudi.

Les Slovènes ont été parmi les derniers a ratifié l’intégration de la Croatie à l’Union européenne en raison de nombreux points de désaccords entre les deux pays.

Le dernier point d’achoppement concerne l’ex Banque de Ljubljana aujourd’hui appelée la “Nouvelle banque de Ljubljana” (NLB).

Avant l’éclatement de la Yougoslavie, la Banque de Ljubljana, slovène, était l’une des plus renommées de la république fédérale. 130 000 Croates y détenaient des comptes bancaires. La banque a fait faillite après la fin de la fédération et les Croates ont perdu environ 278 millions d’euros. La Nouvelle banque de Ljubljana nie sa responsabilité dans cette affaire. Le gouvernement slovène, qui en est actionnaire, la protège.

Le 11 mars 2013, les Premiers ministres de deux gouvernements ont fini par signer un mémorandum d’accord qui visait à trouver “une solution acceptable pour les deux parties”. Or, selon la député slovène Tanja Fajon, Zagreb ne respecte pas le mémorandum.. Elle l’a déclaré devant le parlement lors du débat final sur l’intégration de la Croatie, comme un argument en faveur d’un prolongement de la surveillance de la Croatie après son adhésion à l’UE.
Le Danemark et l’Allemagne doivent encore achever le processus de ratification. Quelque soit le vote de ce 18 avril au Parlement européen, la Croatie ne peut pas rejoindre l’UE tant que tous les États membres n’ont pas ratifié son traité d’adhésion.

La Croatie avait obtenu le statut officiel de pays candidat en juin 2004. Le dernier élargissement de l’Union européenne date de 2007 avec l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie.

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